Brexit : le gouverneur de la Banque d'Angleterre plaide pour plus de clarté sur le référendum

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Selon Mark Carney, malgré l'incertitude sur la place du Royaume-Uni dans l'UE, les entreprises britanniques continuent d'investir et d'embaucher.
Selon Mark Carney, malgré l'incertitude sur la place du Royaume-Uni dans l'UE, les entreprises britanniques "continuent d'investir et d'embaucher". (Crédits : Reuters)
Sur les ondes de la BBC, Mark Carney s'est dit sûr jeudi que le nouveau gouvernement de David Cameron agira "avec la rapidité appropriée".

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE) redoute l'incertitude engendrée par la promesse que David Cameron vient de réitérer: celle d'un référendum d'ici à 2017 sur le maintien ou non du pays dans l'Union européenne. Interrogé jeudi 14 mai par la BBC Radio 4, il n'a pas hésité à demander plus de transparence au Premier ministre réélu le 7 mai.

"Je pense que c'est dans l'intérêt de tout le monde qu'il y ait de la clarté sur le processus, la question (qui sera posée) et la décision", a-t-il déclaré, avant d'ajouter: "Je suis sûr que le gouvernement agira avec la rapidité appropriée pour mettre en œuvre les négociations et poser la bonne question" aux électeurs.

Le marché européen, un "avantage" pour l'UE

Le gouverneur, habitué à peser ses mots, a aussi indiqué qu'il souhaitait un référendum "dès que nécessaire", sans pour autant développer sa pensée. Il a néanmoins observé:

"Un des grands avantages de cette économie est l'accès au marché européen. C'est la plus grande économie du monde, c'est notre première destination, c'est le plus grand investisseur au Royaume-Uni".

Une date encore non précisée

La date et la question exacte qui sera posée lors du scrutin promis par le Premier ministre doivent encore être précisées. David Cameron pourrait être tenté d'avancer le référendum à 2016, selon certains observateurs.

Les chefs d'entreprises, dont l'activité dépend beaucoup des échanges avec le reste de l'Europe, sont dans leur majorité favorables au maintien dans l'UE et redoutent une période d'incertitude à l'approche du référendum. Selon Mark Carney, toutefois, les entreprises britanniques "continuent d'investir et d'embaucher" actuellement malgré l'incertitude sur la place du Royaume-Uni dans l'UE.

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Commentaires
a écrit le 25/05/2015 à 21:45 :
Faux problème, les Anglais et les Européens sont obligés de rester ensemble, donc ils resteront ensemble. Les Anglais sont joueurs et ils pensent qu'ils vont gagner...des avantages au petit jeu à se faire peur. Ils ne faut rien leur lâcher, parce qu'ils n'ont pas d'autre choix que de rester, ils ont beaucoup trop à perdre en quittant l'UE. Au final, match nul, balle au centre.
a écrit le 15/05/2015 à 21:58 :
Bye bye messieurs les Anglais. Surtout ne pas faire de concession sur l'Europe. C'est à prendre ou à laisser.
a écrit le 15/05/2015 à 16:04 :
Churchill avait coutume de dire que « les Anglais n’ont aucun problème avec les faits, mais beaucoup avec les idées, alors que pour les Français, c’est le contraire ». Nous venons d’en avoir une merveilleuse illustration avec les élections en Grande Bretagne. Sans le Royaume-Uni l'Union Européenne sortira plus forte. Ce n'est qu'une idée, pas un fait. À bon entendeur….
a écrit le 15/05/2015 à 12:52 :
La question est simple à poser. "Etes-vous pour le maintien du pays dans l'Union européenne ou contre sa sortie" ...Résultat garanti.

En France, on pose juste la question pour la forme, mais on ne tient pas compte du résultat des référendums.
a écrit le 15/05/2015 à 9:40 :
Le RU, puissance atomique dont la qualité militaire n'est plus à démontrer, doit rester dans l'UE aussi pour y contribuer activement à l'armée d'union qu'il est nécessaire de mettre en place.
a écrit le 14/05/2015 à 19:35 :
Le Brexit serait une catastrophe mais cela ne se fera pas.
Si nos amis Britanniques veulent revoir certaines règles de l'Europe, c'est très très positif. Je vois venir des négociations assez tordues: on va bien se marrer....
Cordialement
a écrit le 14/05/2015 à 17:51 :
Le RU n'a rien a redouter, l'UE est ouvert a tout vent!
a écrit le 14/05/2015 à 17:50 :
le royaume uni s'interroge,l'UE doit aussi faire le point sur :son role,sa stratégie,son developpement economique et social,la creation permanente de régles qui deviennent des contraintes ,ralentissent la marche en avant d'une Europe équilibrée et humaine il est temps que nos classe politique de tous bords se posent des questions sur leur valeur réelle qui en ce début de siecle est tombée bien bas
Réponse de le 14/05/2015 à 19:05 :
Si le RU quitte l'Europe, Bruxelles devrait saisir l'occasion pour inviter l'Ukraine, qu'en pensez-vous ? l'Ukraine est un pays riche, démocratique, une puissance militaire et fou d'Europe.
a écrit le 14/05/2015 à 16:58 :
Ici au Continent nous avons une peur bleue d'une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'UE. Pour nous ce sera la débâcle totale, la fin du monde, le Titanic de la construction européenne qui va couler aux profondeurs de l'Histoire et de l'oubli. En Italie, au Portugal et en Espagne ils organisent de neuvaines de prières à l'abri de la presse, pour obtenir la grâce majeure de garder le RU dans le giron de Bruxelles. En France les médias en parlent toujours d'un ton positif et optimiste car nous voulons, tous, que les britanniques restent à nos côtés. Une EU sans le RU c'est un lion à la Hollande, c-à-d, sans dents. Voilà la raison pour tant de tergiversations des médias à ce sujet car ON NE PEUT PAS IMAGINER une UE sans le Royaume-Uni, period ou point barre – au choix.
Réponse de le 15/05/2015 à 16:10 :
Votre analyse n'est pas mauvaise, Rastafary, en effet l'Union Européenne craint horriblement que le Royaume-Uni la quitte. De même pour la Grèce dont les banques (médias à l'appui) tergiversent sur la question de la dette mais c'est surtout de peur de voir s'écrouler la zone euro et, par conséquent, l'Union elle-même. Si une éventuelle sortie de la Grèce (ainsi que du Royaume-Uni) n'avait pas une importance capitale pour Bruxelles, croyez-moi, nos médias n'y dépenserait un seul paragraphe. Et c'est justement le contraire de cela qu'on voit !
Réponse de le 15/05/2015 à 18:12 :
@Chrom@x: comparer l'importance de la Grèce et du Royaume-Uni, c'est comme comparer le Myanmar à la Chine :-) Cela dit, les Anglais ne veulent pas sortir de l'UE, mais seulement obtenir des privilèges supplémentaires. Et là, je pense qu'on devrait leur dire NIET :-)

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