Landes : quand l’emploi se trouve sous le sabot d’un cheval

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Au mois de mars prochain, le samedi 21 exactement, l'école des courses hippiques - Afasec (Association de formation et d'action sociale des écuries de courses) de Mont-de-Marsan ouvrira ses portes. Pas question pour cette école de chercher à draguer de nouveaux candidats aux métiers des écuries de courses (trot ou galop), qui vont du cavalier d'entraînement (ex-appellation lad), ou soigneur, à celui de jockey via des diplômes qui vont du CAPA au BEPA voire BTS en passant par le Bac pro.
Des conditions qui s'accompagnent de perspectives intéressantes puisque la filière, qui compte environ 4.050 salariés d'écuries de courses et 76.200 emplois directs ou indirects, est en tension permanente. Les cinq écoles (Mont-de-Marsan, Graignes, Gouvieux, Cabriès et Boissy-Saint-Léger), qui présentent chaque année environ 300 jeunes formés en alternance ou adultes en formation continue aux examens, n'ont aucun mal à insérer les 90 % d'entre eux qui en moyenne décrochent un diplôme.
Une relève qui peut compter sur une école qui affichait, en 2014, un taux de réussite global de 86 % tous diplômes confondus, et qui trouve en Aquitaine des occasions de valoriser ses diplômes en s'insérant professionnellement.
Des débouchés pour des emplois qui sont rémunérés entre 1.200 et 1.500 euros net, "auxquels, selon les écuries employeurs, il faut ajouter des primes parfois importantes. Les écuries qui gagnent reversent une partie des gains aux salariés" assure Florence Obiegly. De la même manière que les joueurs pros font rêver les jeunes apprentis du football, les jockeys "stars" font des émules dans les rangs des candidats aux métiers des courses. La moitié des inscrits souhaite devenir jockey, entre 5 et 6 % y parviennent. Ainsi, régulièrement des jockeys vedettes sortent des rangs de l'Afasec Mont-de-Marsan. C'est le cas de Ioritz Mendizabal ou de Nathalie Desoutter pour les confirmés, et de l'Etrier d'or 2014, Matthias Lauron pour les jockeys espoirs.,
En attendant, si tout le monde ne peut accéder au statut de jockey, tous les diplômés de l'Afasec sont accompagnés par l'association tout au long de leur carrière.
En effet, l'association, placée sous la double tutelle du ministère de l'Agriculture et du ministère de l'Economie et des Finances, ne se contente pas de les former, elle gère aussi les allocations sociales à la disposition des salariés des courses hippiques. Elle s'occupe également d'un parc de sept résidences, situées comme celle de Pau près des centres d'entraînement et de formation et réservées aux salariés des écuries de courses et à leurs familles. Enfin, pour les salariés qui auraient à souffrir d'un handicap, l'Afasec a créé, en 1985, une entreprise adaptée, Epona, qui réalise ou répare des articles de sellerie, s'occupe d'espaces verts ou vend des produits professionnels.
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