L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat
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En 2023, les salariés avaient déjà protesté contre l'ouverture d'un plan social aux papeteries de Condat.
AH / La Tribune
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En 2023, les salariés avaient déjà protesté contre l'ouverture d'un plan social aux papeteries de Condat.
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« Ils étaient au courant de certaines difficultés mais pas de la vraie situation dans laquelle nous sommes. » Philippe Delord n'est pas monté à Paris pour rien. Ce jeudi, le représentant CGT des papeteries de Condat a bien été reçu par le ministère de l'Énergie et de l'Industrie, qui vient pourtant de perdre son premier locataire avec la chute du gouvernement Bayrou. Mais le dossier Condat n'a pas le temps d'attendre un nouveau ministre, tant il revêt des enjeux industriels forts et urgents.
Au cours d'une heure trente d'entretien, Philippe Delord a dressé un tableau sombre. L'usine périgourdine ne compte plus qu'une ligne de production dédiée à la glassine (un papier ciré et brillant destiné aux étiquettes) qui ne tourne qu'une vingtaine de jours par mois.
Les salaires des 202 employés ont été garantis jusqu'à la fin de l'année 2025 mais pas au-delà. Le propriétaire, le groupe espagnol Lecta, a momentanément suspendu le remboursement d'un prêt contracté auprès de la Région Nouvelle-Aquitaine et rapatrié le siège social de Nanterre à la Dordogne cet été, pour bénéficier d'un délai plus rapide avec le tribunal de commerce craignent les élus locaux. Face à l'urgence, le ministère doit ainsi entrer en contact cette semaine avec la direction de Lecta.
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Le secteur de la papeterie est déjà plongé dans le marasme depuis la flambée des prix de l'énergie. Les usines de Lecas, RDM, Saint-Michel ou Stenpa ont déjà baissé le rideau. Mais il ne s'agit pas seulement de sauver l'un des derniers fleurons de la papeterie française qui a compté jusqu'à 1 200 salariés durant ses 120 ans d'histoire, puisque Lecta a aussi des comptes à rendre à l'État.