Managers: cinq bonnes attitudes pour rassurer ses équipes
Catherine Gaudenz
Catherine Gaudenz
Pas facile d'être un manager en ce moment. Non seulement la conjoncture est détestable, mais les collaborateurs sont tendus et exigeants. « Actuellement, les salariés ont peur pour leur pouvoir d'achat, leur emploi, parfois leur logement, explique Jean-Louis Muller, directeur au sein du groupe Cegos et responsable des offres « crise ». Dans ce contexte, ils se raccrochent à celui ou celle qui est le plus proche d'eux et représente l'entreprise à leurs yeux: le manager. D'où la nécessité pour lui d'adopter de bonnes attitudes ». Pour Jean-Louis Muller, ces attitudes sont au nombre de cinq.
1- Bien que touché, je me bats et je le montre. « Le manager est aujourd'hui observé, épié, et tout ce qu'il dit ou fait est sur-intéprété, souligne le responsable des offres « crise » de la Cegos. Il est obligé de faire preuve d'une irréprochable exemplarité ».
2- Bien que solidaire, je suis courageux. « Le manager ne doit pas hésiter à dire ce que ses collaborateurs n'ont pas forcément envie d'entendre, assure Jean-Louis Muller. Si le travail n'est pas fait comme il le devrait, ou si des erreurs sont commises, il faut l'aborder ».
3- Bien qu'en position de choix, je respecte la diversité. « La période qui s'ouvre offre aux managers la possibilité de ne garder que ceux de leurs collaborateurs qui sont les plus compétitifs, au détriment des juniors ou des individus issus de la diversité, regrette Jean-Louis Muller. Problème: ils risquent de passer pour des personnages peu sympathiques. Or dans les entreprises du monde occidental, la qualité du travail et la performance des entreprises sont liées au bon vouloir des collaborateurs. Là encore, il faut penser à l'après-crise ».
4- Bien que dans l'urgence, je dois continuer à bien faire. « Il est indispensable, malgré les difficultés, d'éviter de s'affoler, plaide Jean-Louis Muller. Ce n'est pas parce qu'un client râle, par exemple, que je dois lui répondre tout de suite. Il faut être très clair sur ce que sont les actions prioritaires ».
5- Bien qu'en pleine tourmente, je vois au-delà et j'envisage l'après-crise. « Selon toute vraisemblance, il y aura un jour une fin à cette crise, juge Jean-Louis Muller. Il faut s'y préparer. C'est le moment d'innover, de prendre des parts de marchés à ses concurrents, de tester de nouveaux modes d'organisation que l'on n'aurait peut-être jamais osé tester dans d'autres circonstances ».
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