La rémunération des patrons du CAC 40 a baissé de 20 %

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(Crédits : Photo Reuters )
En 2008, la rémunération globale des équipes dirigeantes du CAC 40 s'est établie à 1,7 million d'euros, selon l'étude annuelle de Proxinvest. Un montant qui se situe dans la moyenne européenne.

And the winner is… Bernard Arnault. Avec 16,8 millions d'euros perçus en 2008, le patron du groupe LVMH occupe toujours la première place du classement des rémunérations globales (salaire fixe et variable, stock-options, actions gratuites) des dirigeants de sociétés cotées, établi par Proxinvest et présenté ce mercredi. Immédiatement derrière sur le podium figurent Arnaud Lagardère avec 13,3 millions d'euros (y compris un dividende d'associé commandité de 5,9 millions d'euros) et Bernard Charlès de Dassault Systèmes avec 8,1 millions d'euros.

Mais par-delà ces extrêmes, l'année 2008 a surtout été marquée par une baisse des sommes perçues par les équipes dirigeantes. Ainsi, à partir d'un échantillon de 949 personnes, Proxinvest évalue à 1,7 million d'euros la rémunération globale moyenne des équipes dirigeantes du CAC 40, contre 2,08 millions en 2007, soit une baisse de 14 %. Sur le périmètre du SBF 120, le recul est proche, avec une rémunération moyenne de 1,2 million d'euros, contre 1,438 il y a un an (- 15 %).

Les présidents exécutifs du CAC 40 ont été particulièrement touchés par cette relative modération, avec un montant moyen de 3,6 millions d'euros en 2008, en baisse de 20?%. Conséquence, seuls 7 d'entre eux dépassaient, en 2008, le plafond « raisonnable » fixé par Proxinvest à 240 Smic (4,3 millions d'euros), contre 21 en 2007.

Crise oblige, outre la moindre appétence des entreprises pour les instruments de rémunération différée (lire encadré ci-contre), la baisse est liée au non-versement de bonus. Faute de respect des objectifs, peu transparents au demeurant, le montant moyen du variable est, en effet, en recul de 13 % en moyenne dans les équipes dirigeantes du CAC 40 et de 17?% dans le SBF?120. Une baisse limitée au regard de la baisse des résultats des grandes entreprises et de leur cours de Bourse… Et la part fixe, restée stable dans le CAC 40, en léger recul dans le SBF 120 (- 1 %).

Comparée à celle de leurs homologues européens, la rémunération des dirigeants français apparaît plutôt dans le bas du tableau. Avec une part salariale de 2,3 millions d'euros en moyenne, elle se situe très en deçà de l'Angleterre (3,1 millions d'euros) ou de l'Allemagne (3,7 millions). En revanche, la France se distingue sur la rémunération généreuse des présidents non-exécutifs. Avec les 3 millions d'euros versés à Lindsay Owen-Jones (L'Oréal) ou les 2,2 millions de Jean-François Dehecq (Sanofi), la France figure, cette fois, en tête du classement...

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