Le regain des financières stimule les indices

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Les mesures de soutien de la BCE dopent les titres du secteur, lequel représente 15 % de la pondération du CAC 40.

La Bourse de Paris a mieux terminé la semaine dernière qu'elle ne l'avait commencée. Malgré un décrochage de 2,46 % lundi 29 novembre alimenté par de nouvelles craintes de contagion des turbulences irlandaises au reste de la zone euro, le CAC 40 a sauvé les meubles de justesse. L'indice parisien est parvenu à afficher une timide hausse hebdomadaire de 0,65 %. Et cela principalement grâce aux annonces de la Banque centrale européenne. Certes, son patron Jean-Claude Trichet n'a pas satisfait la curiosité des investisseurs en ne dévoilant pas, jeudi 2 décembre, le montant de ses rachats de dettes d'Etat.

Mais le prolongement, jusqu'au moins mi-avril, des mesures exceptionnelles d'allocations de liquidités à taux fixe en quantités illimitées aux banques, a redonné de l'allant aux indices. Notamment au secteur financier jusque-là mis à mal par la remontée du risque souverain et ses conséquences sur leur bilan. Tout comme ils avaient, très largement, contribué à la correction des marchés boursiers lundi dernier, les représentants cotés du secteur ont bien alimenté le rebond de fin de semaine. Entre mercredi et vendredi, Société Généralecute; Générale, Natixis, Crédit Agricole et BNP Paribas ont monopolisé le haut du classement des plus fortes hausses du CAC 40, avec des envolées de cours oscillant entre 7 et 11 %. Même tendance pour l'Euro Stoxx 50. Sur la même période, Banco Santander (+ 14,25 %) a enregistré la meilleure performance de l'indice européen, suivi de près par UniCredit (+ 13,68 %) et BBVA (13,16 %).

Achats à bon compte

Dès lors, on peut s'interroger sur la propension des valeurs financières à jouer un rôle de catalyseur boursier au cours des prochaines semaines. Comme le souligne Eric Venet, responsable de la gestion collective chez Montbleu Finance, le contexte semble opportun pour saisir des opportunités d'achats à bon compte sur ce compartiment alors qu'une bonne partie des zones d'ombre s'est dissipée avec, d'un côté, les mesures d'assouplissement monétaire quantitatif de la Fed et, de l'autre, la rallonge de liquidités accordée par la BCE aux banques. Et cela alors que la pondération des banques et des assureurs dans les indices (15,5 % pour le CAC40 et 26 % pour l'Euro Stoxx 50), reste élevée. Le tout dans un contexte où les niveaux de valorisation demeurent bas, notamment du côté des établissements bancaires.

D'après les données du bureau d'analyse financière Alpha Value, la capitalisation boursière totale des banques européennes demeure inférieure de 30 % à son niveau de 2007. Et cela malgré une recapitalisation d'environ 300 milliards d'euros de leurs fonds propres sur la période, soit 25 % de plus qu'il y a trois ans. Aux Etats-Unis, les représentants du secteur affichent, selon Société Générale, un « price to book ratio », qui traduit le rapport entre l'actif net par action et le cours de Bourse, légèrement supérieur à 1 contre une moyenne historique, calculée depuis 1926, plus proche de 1,8.

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