Valeurs et secteurs : le palmarès de 2010

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LVMH a bondi de 60 % cette année pour signer la meilleure performance du CAC 40. Tandis que les financières ont peiné.

Fin d'année oblige, l'heure est au bilan sur le marché parisien. Si 2009 s'est révélé être un excellent millésime, 2010 a été beaucoup plus compliqué. Le CAC 40 devrait clôturer l'année au mieux à ses niveaux du 1er janvier après un bond de 22 % en 2009. Un point commun à ces deux années néanmoins : la fracture entres valeurs défensives et cycliques. « Globalement, les secteurs financiers et défensifs (santé, télécoms) accusent des retards importants par rapport aux secteurs cycliques (industrie, technologie...), qui ont logiquement bénéficié du redémarrage de l'activité », notent ainsi les analystes de Fidelity IM. Mais l'analogie s'arrête là. « En 2009, le rebond avait été porté par les valeurs financières. Or cette année, la thématique émergente a dominé », souligne Claire Chaves d'Oliveira, responsable de la gestions actions chez Groupama AM. Et d'ajouter : « Plus un secteur ou un titre était exposé hors d'Europe, mieux cela s'est passé ». En témoigne le parcours boursier des valeurs du luxe : au sein du CAC 40, LVMH (+ 61 % depuis le début d'année) et PPR (+ 41,5 %) sont sur les deux premières marches du podium.

Facteurs d'inquiétudes

En tête du SBF 120, le chimiste Arkema a vu son cours presque doubler en un an tandis que Seb s'est envolé de 94 %. Vouées aux gémonies boursières il y a encore deux ans, les équipementiers automobiles ont aussi profité de leur exposition aux marchés émergents. Sur l'indice plus large du SBF250, Plastic Omnium arrive en tête avec un bond de 182 % depuis le 1er janvier suivi de Montupet (+ 115 %), puis plus loin de Valeo (+ 70 %) et de Faurecia (+ 36,5 %). À l'opposé, le retour de bâton est sévère pour les valeurs financières qui s'érigeaient en 2009 parmi les plus fortes progressions du marché parisien. Crise des dettes souveraines en Europe, stress tests, nouvelles règles prudentielles de Bâle III obligent : les facteurs d'inquiétudes n'ont pas manqué. Résultat, Axa chute de 23,5 % depuis le début de l'année et figure avec Crédit Agricolegricole (- 22 %), Société Généralecute; Générale (- 15,5 %) et BNP Paribas (- 12,7 %) dans les dix plus fortes baisses du CAC 40. Certaines grandes valeurs cycliques industrielles sont aussi passées à côté de leur année 2010. Le secteur des matériaux de construction a ainsi souffert de son exposition au marché déprimé de l'immobilier américain. Lafarge, qui réalise 25 % de son activité aux États-Unis, recule de 19,6 % depuis le 1er janvier. Autre flop de 2010, Alstom est la lanterne rouge du CAC 40 (- 26,7 %). Le groupe industriel a dû faire face à une chute de ses commandes en raison d'une concurrence nouvelle dans les pays émergents. «Alstom souffre aussi d'un effet de cycle en décalage qui lui a permis de bien résister pendant la crise mais de peiner lors de la reprise », explique Claire Chaves d'Oliveira. À l'inverse d'un Schneider Electric dont l'activité a rebondi plus vite. L'action du groupe a décollé de près de 40 % sur un an. Enfin, les valeurs défensives, trop concentrées sur leur marché domestique, ont à nouveau été délaissés. Après avoir signé les deux plus fortes baisses du CAC 40 l'année dernière, GDF Suez (- 11,7 % en 2009) et France Télécome;lécom (- 12,7 %) affichent une baisse de plus de 9 % cette année. L'action EDF a, elle, chuté de 25 % en 2010.

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