Les récents acheteurs d'euros gagnés par le scepticisme

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L'euro a fait machine arrière face au dollar, affecté par les prévisions de croissance molle en Allemagne.

Après avoir poussé une nouvelle pointe à un point haut de un mois face au dollar, à 1,3825, l'euro a fait marche arrière, sur des pronostics conjoncturels et monétaires défavorables, retombant même en dessous de 1,37.

La croissance allemande va nettement ralentir l'an prochain, ont pronostiqué jeudi les principaux instituts de conjoncture de la première économie européenne, alors que le pays va subir les effets d'une crise financière qui fait tache d'huile. Le PIB devrait croître de 0,8 % seulement en 2012, après 2,9 % attendus cette année, soit nettement moins que la précédente prévision de ces mêmes instituts (+ 2 %) et que la prévision officielle du gouvernement (+ 1,8 %). Dans un environnement dégradé, le déficit public de l'Allemagne devrait toutefois continuer à fondre, s'établissant à 0,9 % cette année et 0,6 % l'an prochain, les efforts d'économie et les solides recettes fiscales de cette année portant leurs fruits.

Et de prévoir également que la Banque centrale européenne va abaisser son taux directeur à 1 % d'ici à la fin de l'année et le maintenir à ce niveau en 2012, après avoir durci à deux reprises d'un quart de point les conditions de crédit depuis avril, pour porter son taux directeur à 1,5 %.

Prise de position de la BCE

Ce pronostic de baisse des rendements offerts sur l'euro a pris le pas sur les minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale, publiées mercredi soir, dont les conclusions étaient de nature à peser sur le dollar. Les « Sages » de son conseil se sont interrogés sur l'opportunité de mettre en place un troisième programme d'achats de titres de la dette publique.

Enfin, une nouvelle prise de position de la BCE a incité les acheteurs d'euros de ces derniers jours à prendre leurs bénéfices. Pour la banque centrale de Francfort, toute contribution du secteur privé au sauvetage de la Grèce qui ne se ferait pas sur la base du volontariat « pourrait mettre en danger la réputation » de l'euro, effrayant les prêteurs et les investisseurs privés et publics. La ratification jeudi par le Parlement slovaque du renforcement du FESF a toutefois freiné le courant vendeur en fin de séance.

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