Le CAC 40 porté par la BCE et la Grèce

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La baisse des taux annoncée par la Banque centrale européenne et les derniers développements sur la scène politique grecque avec la perspective de l'abandon d'un référendum, ont suscité un élan d'enthousiasme sur les marchés financiers.

Plus que jamais la séance de jeudi, a été marquée par une très forte volatilité. Après avoir perdu jusqu'à 2,61 % à l'ouverture et s'être envolé jusqu'à 3,58 %, le CAC 40 a  finalement conclu sur un gain de 2,73 % à 3.195,47 points.

Il faut dire que, sur tous les fronts, la journée a été marquée par de nombreux rebondissements. En premier lieu sur le cas grec. Alors que le G20 s'est ouvert ce matin à Cannes sur fond de tensions entre l'Union européenne et la Grèce, la perspective de la formation d'un gouvernement de transition en Grèce avec l'opposition et l'éventuel abandon du référendum a redonné espoir aux investisseurs.

Mais leur enthousiasme a largement été porté par la décision de la Banque centrale européenne de baisser ses taux. A l'issue de la première réunion sous la présidence de Mario Draghi, l'instance monétaire a annoncé avoir réduit d'un quart de point, à 1,25 % ses taux directeurs. Une décision justifiée par les risques et les "incertitudes particulièrement hautes et persistantes" pour l'économie européenne.

Et s'il n'y avait que cela. De bonnes nouvelles sur le front économique aux Etats-Unis sont venues conforter la tendance haussière. A commencer par les traditionnelles inscriptions hebdomadaires au chômage qui ont diminué plus que prévu sur la semaine passée à 397.000 contre 406.000 la semaine précédente et 400.000 attendues par les analystes.

En revanche, l'ISM "non manufacturier" a baissé de 0,1 point par rapport à septembre pour s'établir à 52,9 % alors que la prévision médiane des analystes l'attendait en hausse à 53,8 %.

Du côté des valeurs, seul Bouygues a terminé dans le rouge avec un recul de 1,19 %.

A l'inverse, valeurs cycliques et compartiment bancaire se sont partagés les plus fortes hausses. La palme revient à Vallourec qui s'est adjugé 11,7 % suivi de près par Accor (+8,44 %).

Les banques ont également été à l'honneur avec BNP Paribas qui s'est adjugé la quatrième plus forte hausse avec un gain de 7,53 % après des résultats trimestriels jugés rassurants par les experts. Crédit Agricole (+5,90 %) et Société Générale (+ 5,77 %) lui ont emboîté le pas.

Sur le marché des changes, après la décision de la BCE, la monnaie unique s'est stabilisée face au billet vert. A la clôture des marchés, un euro s'échangeait contre 1,375 dollars (+0,07 %). De leur côté, les cours du pétrole étaient, dans le même temps, orientés à la hausse. Le baril de Brent de la Mer du Nord se payait 110,85 dollars (+1,53 %) tandis que le WTI s'échangeait contre 94,42  dollars (+1,93 %).

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