L’Aquitaine renoue avec une forte hausse du chômage en mai

Jean-Philippe Dejean

Jean-Philippe Dejean
Le nombre de demandeurs d'emplois de catégorie A (sans emploi) en Aquitaine enregistre une forte hausse de + 1 % au mois de mai (sur un mois), à 182.132 personnes. Sur un an, la hausse reste élevée, à + 6,5 %. Ce rebond à la hausse succède à la légère baisse de 0,4 % enregistrée en avril. La courbe du chômage en catégorie A sur un mois repasse ainsi largement au-dessus de la moyenne de France métropolitaine (+ 0,5 %). La courbe des demandeurs d'emplois de catégorie A sur un mois en Aquitaine est à la hausse dans tous les départements. Avec des pointes dans les territoires du sud. Le département des Landes, coutumier des forts à-coups, enregistre une flambée de + 1,9 %, devant celui de Pyrénées-Atlantiques, à + 1,7 %, ce qui est très inhabituel, et de Lot-et-Garonne, à + 1,5 %. Dordogne et Gironde enregistrent la plus faible hausse, à + 0,6 %. L'évolution à l'œuvre pour les catégories A, B, C (sans emploi ou activité réduite avec actes positifs de recherche d'emploi) en mai sur un mois, à + 1,3 %, avec 288.092 personnes, reste dans une tendance haussière.
Pôle emploi souligne cependant qu'un détail a renforcé la hausse. Sans doute à cause des jours fériés de mai, les relances faites par Pôle emploi pour pousser les chômeurs à réactualiser leurs dossiers ont moins bien fonctionné que d'habitude, ce qui a conduit le service de l'emploi à faire deux relances supplémentaires. Conséquence : le nombre de demandeurs d'emploi radiés dans les catégories A, B, C a diminué, ce qui a proportionnellement joué "à la hausse sur le nombre de demandeurs d'emplois".
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En France métropolitaine, l'évolution est identique sur un mois dans les catégories A, B, C. La hausse du nombre de demandeurs d'emplois sur un mois dans la catégorie A est plus forte chez les femmes, à + 1,1 %, que chez les hommes (+ 0,9 %). Par tranche d'âge, la plus forte augmentation frappe les moins de 25 ans (+ 1,3 %), devant les 50 ans et plus (+ 1,2 %), et celle comprise entre 25 et 49 ans (+ 0,9 %). Le croisement âge et sexe montre que les hommes de moins de 25 ans paient le plus cher tribut à la hausse (+ 1,7 %), devant les femmes de 50 ans et plus (+ 1,6 %) : deux catégories très au-dessus du 1 % de hausse enregistré. La catégorie des femmes de 25 à 49 ans est à + 1,1 %, devant les hommes de 50 ans et plus (+ 0,9 %), les femmes de moins de 25 ans (+ 0,8 %) et les hommes de 25-49 ans (+ 0,7 %).
Jean-Philippe Dejean