Nouveaux bateaux et fréquentation en hausse : Bordeaux Métropole fait le point sur les mobilités
Hélène Lerivrain

Le « Bato » vient d'être mise en service sur la Garonne à Bordeaux.
HL / La Tribune
Hélène Lerivrain

Le « Bato » vient d'être mise en service sur la Garonne à Bordeaux.
HL / La Tribune
Le premier « Bato » est arrivé à Bordeaux. Le nouveau catamaran en aluminium recyclé acquis par Bordeaux Métropole pour renforcer son offre fluviale pourra transporter 70 personnes et dix vélos. En tout, quatre bateaux de ce type seront mis en service : les deux premiers en octobre 2024, les deux suivants en septembre 2025. Spécialement conçus pour la métropole par un consortium composé du constructeur vendéen Ocea, Clyd et Alternatives Energies, ces bateaux ont la particularité d'être hybrides et en capacité de fonctionner à l'hydrogène. L'alimentation est aujourd'hui assurée par des batteries à 50 %, le reste par un groupe électrogène. Ce dernier sera remplacé par une pile à combustible à hydrogène dès qu'une station sera installée au port.
L'investissement dans ce nouveau matériel, à hauteur de 2,5 millions d'euros par bateau, va surtout permettre d'ouvrir à l'automne une nouvelle liaison en amont du pont de pierre qui reliera Bègles à la Benauge toutes les heures. En aval, deux lignes continueront à être proposées : Lormont bas / Cité du vin toutes les 30 minutes et Stalingrad / Les Hangars toutes les 25 minutes. Objectif : atteindre les 3.000 passagers par jour contre un millier aujourd'hui, soit 0,2 % des passagers embarqués quotidiennement sur le réseau des transports publics métropolitains.
En matière de fréquentation du réseau de transport en commun, la métropole a justement fait le point. « Les chiffres sont bons », annonce Christine Bost, présidente de Bordeaux Métropole. Entre septembre et décembre 2023, le réseau a enregistré une hausse de 8,4 % des abonnements et de 7,7 % des recettes commerciales. Globalement, au premier semestre 2024, la fréquentation du réseau de transport a augmenté de 7%.
« Le nouveau réseau mis en place en septembre sera encore plus performant », prévient Christine Bost qui a cité deux projets structurants : l'ouverture début juillet du pont Simone Veil et la mise en service, début juin, de la première ligne de bus express qui relie Saint-Aubin-de-Médoc à la gare Bordeaux Saint-Jean. « Elle comptabilise déjà 22.000 voyageurs par jour ce qui correspond à une augmentation de fréquentation de +10 % à périmètre équivalent », indique la présidente.
Parmi les autres faits marquants figure la labellisation du RER métropolitain par le ministre des Transports. Un projet ambitieux pour la métropole qui vise à transformer cinq lignes existantes en trois lignes performantes, à structurer 300 kilomètres de voies ferrées et rénover 54 gares et haltes ferroviaires.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

D'ici la fin de l'année, Bordeaux Métropole attend également les conclusions de deux études, l'une portant sur l'opportunité de construire un métro, l'autre sur la « robustification » du tramway qui concentre deux tiers des usagers TBM avec près de 110 millions de voyageurs par an. Concernant le projet de télécabines qui relierait Bordeaux aux coteaux de Cenon et Lormont, après une grande phase de concertation publique qui s'est tenue du 28 novembre 2022 au 13 février 2023, la métropole est désormais en attente des observations de l'Unesco.
A LIRE AUSSI
Télécabine, métro, stade Matmut : les dossiers chauds de la rentrée à Bordeaux Métropole
Enfin, dernière information en date, Vinci Autoroutes vient d'obtenir l'autorisation de l'État pour lancer une étude sur la mise en place d'une voie de covoiturage sur l'A10. « L'idée est créer ce que l'on appelle une voie dynamique, réservée au covoiturage et aux transports en commun, en l'occurrence le car express Blaye-Bordeaux, lorsque la circulation est dense », précise Clément Rossignol Puech, vice-président en charge de la stratégie des mobilités à la Métropole.
À lire également
La mobilité : premier budget de la Métropole
Pour rappel, le budget dédié à la mobilité est le premier poste de dépenses de la métropole avec 540 millions d'euros par an. « Cela représente 3 milliards d'euros pour 2020-2026 soit 40 % de plus que lors du mandat précédent. S'il est conséquent et important, c'est parce que la mobilité irrigue d'autres politiques, l'aménagement public, l'habitat mais aussi l'économie », explique Christine Bost.
Hélène Lerivrain