Pour la préfète de Nouvelle-Aquitaine, "l'urgence économique est devant nous"
Jean-Philippe Déjean
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Fabienne Buccio préfète de la Gironde et de Nouvelle-Aquitaine
Agence Appa/Bastien Ortola
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Fabienne Buccio préfète de la Gironde et de Nouvelle-Aquitaine
Agence Appa/Bastien Ortola
La Nouvelle-Aquitaine serait-elle un cas un peu à part dans le contexte économique national post-confinement ? Les informations communiquées, avec prudence, par Fabienne Buccio, préfète de la Gironde et de Nouvelle-Aquitaine et les représentants des services de l'Etat, lors de la conférence de presse de rentrée de ce mercredi matin, pourraient le laisser penser. La préfète a tout d'abord cadré son intervention, soulignant qu'il s'agissait pour elle d'éclairer les priorités stratégiques de l'Etat, tout en revenant sur le bilan 2019 de son action en Nouvelle-Aquitaine.
Sans sombrer dans le triomphalisme, la préfète s'est félicité que, sur le plan de la pandémie de Covid-19, la ville de Bordeaux se soit nettement décorrélée de la tendance pandémique en cours à Marseille. Soulignant tout de même que la décrue bordelaise, avec un taux d'incidence passé de 210 cas à 160 pour 100.000 habitants à Bordeaux Métropole au cours des dix derniers jours, et de 170 à 140 en Gironde, était encore fragile. Le nombre de patients en réanimation reste toutefois stable, à 30, comme celui des malades hospitalisés, à 100.
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Avec un volume de perte d'emplois de -1,8 % (contre -2 % en France métropolitaine), la Nouvelle-Aquitaine a perdu 40.000 postes de travail. Sachant que ces pertes d'emplois ne sont pour l'instant pas principalement dues à des licenciements mais à des fins de missions ou de contrats à durée déterminée, a observé la préfète. Ainsi les neuf plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) homologués par la Direccte dans la région au 3 septembre, depuis mars dernier, avec moins de 150 emplois concernés, ne marquent pas une aggravation par rapport à la même période de l'an dernier a précisé, Pascal Appréderisse, directeur de la Direccte de Nouvelle-Aquitaine.
Jean-Philippe Déjean