Nos critiques cinéma de la semaine
Charlotte Langrand et Aurélien Cabrol
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Kevin Costner, dans son western moderne, erre dans les plaines.
© LTD / Metropolitan films export
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Kevin Costner, dans son western moderne, erre dans les plaines.
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Wisi dort dehors, cherche en vain du travail mais sourit toujours. Pour obtenir l'aide de Marina, une humanitaire très dévouée, il prétend être sans-papiers et squatte chez elle. Jérôme, lui, est plutôt allergique au travail et raciste. Il se retrouve lui aussi à la rue après la mort de sa mère. Quand il rencontre Wisi et découvre sa combine, il décide de profiter aussi de la situation, sans comprendre pourquoi Wisi s'obstine à sourire alors qu'ils n'ont rien.
Cette comédie populaire et sociale est une lointaine cousine de Marche à l'ombre ou des Apprentis, tant le duo incarné par Jean-Pascal Zadi et Raphaël Quenard fonctionne et rappelle ces tandems de potes mi-losers, mi-imposteurs. On suit avec plaisir cet attelage atypique et cash, escorté d'une Emmanuelle Devos impeccable en humanitaire aliénée par son altruisme, dans une comédie qui fuit les bons sentiments grâce à son humour. C.L
Pourquoi tu souris ?, de Christine Paillard et Chad Chenouga, avec Raphaël Quenard, Jean-Pascal Zadi, Emmanuelle Devos, Judith Magre. 1h35. Sortie mercredi.
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Vingt et un ans après Open Range, l'acteur-réalisateur de Danse avec les loups revient derrière la caméra avec une fresque de dix heures en trois épisodes : Horizon - Une saga américaine, avec dans les rôles principaux Sienna Miller, Sam Worthington, Jena Malone et, bien évidemment, Kevin Costner lui-même. Bien avant d'être un film, Horizon - Une saga américaine est l'histoire d'un entêtement et d'une renaissance. Celle de Costner en personne. L'acteur devenu réalisateur planche sur ce western depuis pas moins de trente-cinq ans. Un projet titanesque dont, à vrai dire, personne ne voulait aux États-Unis. Un western à 100 millions de dollars à une époque où ce genre si prisé par Hollywood au siècle dernier fait beaucoup moins rêver qu'avant. Car il est bien fini le temps où western et cinéma marchaient main dans la main avec les meilleurs réalisateurs dirigeant les plus grands acteurs. Le western spaghetti et d'autres variations plus ou moins iconoclastes ont contribué à affaiblir ce pan entier de l'histoire hollywoodienne.
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