« On déteste être appelés “châtelains” » : 3 questions à Romain de Sèze du réseau Audacieux du patrimoine
Alexandre Lazerges
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Maëlis et Romain de Sèze au Domaine de Bort.
©LTD / Coll. Part.
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Maëlis et Romain de Sèze au Domaine de Bort.
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LA TRIBUNE DIMANCHE - En quoi consiste votre association Audacieux du patrimoine ?
ROMAIN DE SEZE - Nous sommes un sous-groupe de l'association de La Demeure historique. Notre collectif, qui compte une centaine de membres, a pour but de nous aider à professionnaliser la gestion de nos monuments grâce à des projets économiques. Car, le plus souvent, un propriétaire de château est un autodidacte, même si nous avons tous eu une vie professionnelle avant de nous investir dans notre monument, que nous essayons de transformer en filière économique. Les projets comme les profils sont très différents, avec autant de nouveaux accédants que d'héritiers qui sont dans une continuité familiale. Mais il ne faut pas oublier que ceux qui héritent doivent souvent racheter les parts de leurs frères et sœurs et s'endettent comme tout le monde.
Qu'est-ce qui anime les propriétaires de château ?
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Nous avons la volonté d'entretenir le patrimoine et de le faire vivre en partageant sa valeur économique dans le tissu local, c'est le pacte que nous signons pour entrer dans les Audacieux. Tous, nous nous démenons pour que ces lieux soient vivants, en y habitant ou en lançant des événements ou des actions culturelles comme des musées ou des visites. Récemment, nous avons organisé une réunion sur les séminaires d'entreprise en invitant des professionnels de l'organisation et en échangeant entre nous sur les di icultés, les échecs et les réussites.
Alexandre Lazerges
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