SLOW AVENTURES (7/7) - Jouer à Indiana Jones autour de Marseille
Mathilde Giard
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Les bunkers du belvédère de l’Escalette, à Marseille.
© LTD / GUIDE-URBEX.COM
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Les bunkers du belvédère de l’Escalette, à Marseille.
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Quand ils partent visiter un château, ce père et ce fils escaladent en douce le mur d'enceinte du domaine... Ils extirpent un canot gonflable de leur sac à dos, traversent les douves emplies d'eau puis rampent dans un conduit menant à la cave de la bâtisse à l'abandon. Établis près de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, Nicolas et Ludovic, 61 et 21 ans, postent chaque semaine une nouvelle expédition sur leur chaîne YouTube aux 15 000 abonnés, @nicoetludoexplo. Le duo fait partie de la communauté grandissante de l'urbex, forme abrégée de l'anglais urban exploration (« exploration urbaine »), dans des sites fermés au public.
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Développée dans les années 1970-1990 avec la désindustrialisation, cette pratique a pris ce nom dans les années 2000, lors des débuts d'Internet qui permettait de partager ses découvertes. « Enfant, en Moselle, je ne pouvais pas m'empêcher de fureter dans les mines désaffectées », se souvient Nicolas, barman à La Samaritaine, sur le Vieux-Port de Marseille. Il a transmis sa passion à son fils durant le confinement, cherchant une activité à partager alors que leur piste de karting était fermée. Et depuis 2021, ils ont pénétré dans près de 300 lieux enfouis sous la végétation ou planqués derrière des palissades, pour un tiers des châteaux et des manoirs « ce qui cumule le plus de vues sur Internet », glisse Ludovic, devenu expert en montage.
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