Yvon Tranchant quitte la Scène Nationale de Sète
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Objectif Languedoc-Roussillon : Il y a déjà quelques mois, vous avez fait part de votre envie de quitter la Scène Nationale de Sète. Pour quelles raisons ?
Yvon Tranchant : C'est un décision personnelle et familiale mûrement réfléchie ; j'ai besoin d'avoir un autre rythme, du temps pour m'occuper de mes enfants et une autre hygiène de vie. Le métier m'a beaucoup donné mais réciproquement j'ai beaucoup donné, travaillant le soir, les week-ends, sans vraiment de pauses.
L'association est liée à ses tutelles (État, Région et Département). Comment s'est passé ce désengagement ?
J'ai suivi la procédure normale et il y a eu un appel à candidatures auquel ont répondu près de 70 postulants. Audrey Azoulay, ministre de la Culture et des Communications, a donné son agrément à la proposition unanime du jury de Sandrine Mini qui prendra ses fonctions le 1er septembre. Quant à moi, je quitte la Scène le 31 août.
À votre arrivée à Sète en 2003, quelles ont été vos priorités ?
Dans un premier temps, je me suis attelé au transfert d'intérêt culturel communautaire de la Scène nationale, de la ville de Sète vers l'Agglomération du Bassin de Thau. Cela nous a permis de développer des moyens, d'avoir une implantation plus large pour participer à l'aménagement artistique et culturel du territoire. Ensuite, il a fallu démarrer des travaux importants sur le Théâtre, outil patrimonial exceptionnel.
Quelle a été votre ligne directrice en terme de programmation ? Aviez-vous carte blanche ?
La mission bien précise confiée par le ministère de la Culture est d'élaborer une programmation pluridisciplinaire (théâtre, musiques, danse, cirque...) qui témoigne de l'actualité artistique nationale et internationale. Il n'y a jamais eu d'intervention de quiconque sur mes choix. Dans le cadre de cette programmation, nous avons développé la production d'artistes en renforçant les créations de spectacles chez nous et en favorisant leur développement dans d'autres théâtres. Et nous avons intégré des spectacles « jeune public ». Comme récemment le Centre Culturel de Mireval axé sur la production de spectacles en direction de l'enfance et de la jeunesse.
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