LA TRIBUNE - Vous prenez la tête du Medef Occitanie dans un contexte économique chahuté qui place certaines entreprises dans une mauvaise passe... Quelles sont vos points d'inquiétude ?
Samuel HERVÉ, président du Medef Occitanie - Nous sommes en effet dans une sorte de marasme généralisé : la hausse des taux d'intérêt réduit la capacité d'investissement des entreprises, l'inflation pousse à des coûts de revient galopants souvent difficiles à répercuter sur les prix, ce qui impacte les marges des entreprises. Et il faut absorber les soubresauts de la crise de l'énergie, car les boucliers tarifaires ne font pas tout. On se retrouve donc face à des forces contraires dans des proportions inédites et avec une brutalité qu'on n'avait pas connue depuis longtemps. S'ajoutent à tout ça les effets de la nécessaire décarbonation, de la transformation des entreprises à marche forcée, même si on a tous conscience des enjeux sociétaux et environnementaux... Par ailleurs, les entreprises ont de réelles difficultés de recrutement et mais aussi des problèmes de fidélisation de leurs salariés, ce qui rend le marché plus « liquide ». Espérons que la réforme de l'Unedic permettra au travail d'être plus rémunérateur que le non-travail, redonnant ainsi de l'allant au marché de l'emploi.