L’éducation, "premier poste de dépenses municipales" à Toulouse

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
D'ici quelques jours, les rues de Toulouse vont retrouver leur agitation habituelle avec la rentrée des classes pour des milliers de jeunes Toulousains. Et cette année, c'est un événement qui ne devrait pas passer inaperçu car un record devrait être établi. En effet, les services de la ville de Toulouse s'attendent à un record d'inscriptions dans les établissements scolaires municipaux.
Face à un tel afflux dans les 200 groupes scolaires de la Ville, réunissant écoles maternelles et élémentaires, l'élu local a tenu à rappeler les moyens financiers consacrés à l'éducation.
Pour justifier un tel choix politique, l'élu n'a pas hésité à rappeler l'une de ses promesses de campagne : ouvrir 10 nouveaux groupes scolaires sur l'ensemble du mandat. Une annonce qui n'était pas passée inaperçue à l'époque, Toulouse faisant face à une forte croissance démographique. Ainsi, cette année quatre nouveaux groupes scolaires vont être inaugurés. Après ceux ouverts dans le quartier Borderouge et à Saint-Simon les années précédentes, c'est au tour de Saint-Martin du Touch, du quartier de la Reynerie et de la Cartoucherie de recevoir une nouvelle école élémentaire. Une nouvelle maternelle devrait également ouvrir dans le quartier Borderouge. Ce qui porte le total à six nouveaux groupes scolaires depuis l'arrivée de Jean-Luc Moudenc au Capitole.
Par ailleurs, la Ville de Toulouse se voit obligée depuis deux ans de repenser l'aménagement d'une grande partie de ses établissements scolaires. En cause ? Le dédoublement des classes de CP et CE1 des écoles classées en REP et REP+ (Réseau d'éducation prioritaire, ndlr) promis par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle et mis en place dès la rentrée 2017. Le but est d'avoir des classes ne dépassant pas 12 élèves par enseignant pour un apprentissage plus efficace.
Dans la Ville rose, pas moins de 28 écoles sont classées comme étant en REP et REP + selon la carte scolaire en vigueur actuellement. Un chiffre important non sans conséquences. "Cela engendre des investissements supplémentaires", concède Jean-Luc Moudenc.
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La réforme avait coûté 134 000 euros à la Ville l'année dernière et pas moins de 290 000 euros cette année. La Ville a sollicité l'État pour obtenir un co-financement de ces frais imprévus il y a encore peu.
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