Ateliers Jean Nouvel, cinéma, éco-hôtels : les actualités de François Fontès

François Fontès, architecte montpelliérain.
Sophie Belloni Vitou

François Fontès, architecte montpelliérain.
Sophie Belloni Vitou
Interrogé sur son approche de la fabrique de la ville, lors du passage du French PropTech Tour à Montpellier le 29 octobre dernier, l'architecte montpelliérain François Fontès martèle sa vision urbanistique, son indignation et ses propositions pour « réparer la ville ».
Dans l'actualité de l'architecte montpelliérain figurent plusieurs dossiers. Depuis quelques jours, les colonnes des médias sont pleines des nouveaux démêlés entre la salle de concert la Philharmonie de Paris et les Ateliers Jean Nouvel (AJN) dont François Fontès est le président, son groupe Hugar détenant 50 % des parts depuis 2014.
Car entre le maître d'ouvrage et le maître d'œuvre, rien ne va plus. Alors que les deux s'affrontent devant la justice depuis quelques années, un nouvel épisode est venu relancer le conflit : l'architecte Jean Nouvel attaque aujourd'hui la Philharmonie de Paris sur le front pénal pour délits de concussion, de favoritisme, de faux et usage de faux, de recel de détournement de fonds publics. Une contre-attaque à l'émission par la Philharmonie d'un titre exécutoire réclamant aux AJN la somme de 170 M€, dont 110 de pénalités pour retard de visas. Évidemment, les interprétations juridiques divergent...
Si cette somme devait être recouvrée, les AJN seraient-ils mis en péril ?
Et l'architecte montpelliérain assure que « les AJN sont en plein essor, avec de gros projets, notamment en Arabie Saoudite ».
A Montpellier, ses autres projets suivent leur cours. Concernant la tour d'habitation emblématique (17 étages et 28 mètres de haut) qu'il dessine avec Jean Nouvel pour le promoteur immobilier Roxim et qui sera située à proximité de l'Hôtel de Ville de Montpellier, sur les bords du Lez, « le permis de construire sera déposé au 1e trimestre 2020 et le programme lancé au 4e trimestre 2020 ».
Il y a trois semaines, l'architecte dit avoir obtenu le permis de construire pour son projet de rénovation de l'immeuble Le Capoulié, rue Maguelone à Montpellier. François Fontès et son associé Bertrand Barascud avaient racheté le bâtiment à la Ville pour y installer un nouvel espace Sauramps, librairie rachetée à la barre du tribunal par sa filiale Ametis (logements sociaux) en juillet 2017. Le projet : un « Sauramps du futur » dédié aux BD, aux mangas, à la high tech, à la réalité virtuelle.
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Quant à son projet un peu fou de construire des éco-hôtels haut-de-gamme (Hôtel H) combinant écotourisme et tourisme scientifique (proposant notamment les ressources d'un centre scientifique autour d'une problématique propre au pays), François Fontès annonce être « en fin de négociation en Islande » et « bien avancer » sur les autres projets (Sultanat d'Oman et Amazonie).
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Enfin, ce mercredi 6 novembre, sort le deuxième film co-produit par sa filière Hugar Prod qu'il a créée en 2017 pour coproduire I feel good, le film de Gustave Kervern et Benoît Delépine avec Jean Dujardin et Yolande Moreau, sorti le 26 septembre 2018. Cette deuxième incursion en terres cinématographiques s'est concrétisée sur le soutien du film La belle époque, une comédie signée du réalisateur Nicolas Bedos, avec Daniel Auteuil et Guillaume Canet, et qui avait reçu un bel accueil lors de sa présentation hors compétition à Cannes en mai dernier.
D'autres projets dans les cartons ?