Nicolas Dieudonné - Je n'ai pas envie de polémiquer dans les médias, surtout dans le cadre d'un partenariat d'une cinquantaine d'années. Néanmoins, aujourd'hui, Scopelec c'est plus de 13.000 interventions par jour sur le terrain. Donc en proportion, il peut y avoir eu quelques dizaines de réclamations au regard du volume affiché. Nous sommes dans les indicateurs du marché, on ne se prétend pas meilleur ou pire. Il n'y a pas de débat sur la qualité de notre travail, aujourd'hui le débat est sur le sauvetage de nos emplois. Il y a un vrai risque de mort de Scopelec. Quand vous êtes amputés de 40% de votre chiffre d'affaires, sur un total de 470 millions d'euros, cela fragilise l'ensemble du groupe.
Depuis 48 heures, vous avez engagé une riposte médiatique en vous offrant des pages de publicité dans plusieurs grands quotidiens nationaux pour défendre votre cause et surtout en prenant la parole, après avoir été silencieux jusqu'à présent ces dernières semaines sur ce dossier laissant plutôt la parole aux élus locaux. Qu'espèrez-vous après cette mobilisation de votre part ?
Notre attente aujourd'hui est d'obtenir une concertation avec toutes les parties prenantes du dossier, aussi bien les acteurs publics que privés. Nous devons nous mettre tous ensemble autour de la table et trouver des solutions pour éviter une mort annoncée. Le sujet aujourd'hui c'est bien la survie de la première société coopérative et participative de France.