Gilbert Gagnaire, l'entrepreneur qui va faire parler de lui à Toulouse

Gael Cérez
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Gilbert Gagnaire pourrait devenir l'un des entrepreneurs incontournables de la Ville rose. Encore inconnu à Toulouse aujourd'hui, il a racheté l'entreprise aquitaine Robosoft, spécialisée dans la robotique en 2014. Cette année, il investit entre "2 et 5 millions d'euros" pour la déployer à Toulouse. Dans sa ligne de mire : le marché des véhicules autonomes du dernier kilomètre.
Ingénieur formé à l'école des Mines de Saint-Étienne, Gilbert Gagnaire embrasse l'entrepreneuriat dès 1996 en cofondant la société Fermat avec un associé issu de l'Ensi de Grenoble. Leur spécialité : le développement, la vente et l'installation de logiciels pour le management des risques financiers. Jusqu'en 2002, l'entreprise compte une petite vingtaine de collaborateurs. Et puis vient le dispositif de réglementation Bâle II, qui institue un "dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires", sous l'égide de la Banque des règlements internationaux.
Face au succès, Fermat décide de se tourner vers l'Asie pour poursuivre sa croissance. "L'idée était de créer un hub à Singapour pour rayonner dans tout le sud-est asiatique, explique-t-il. Pour travailler en Asie, il faut être dans leur moule, être présent physiquement sur place."
Le pari s'avère payant. En 2006, un an après l'installation dans l'île-État, Fermat réalise un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros, dont plus d'un quart dans la zone Asie-Pacifique. Le marché est "si énorme" que Gilbert Gagnaire prolonge son séjour initialement prévu pour deux ans. Fin 2008, il gère 97 personnes à Singapour. Fermat réalise alors 43 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont un tiers en Asie.
Gael Cérez