Fusion des régions : élus et entrepreneurs réclament la LGV Toulouse-Montpellier
Béatrice Girard

Rencontres LR-MP à Toulouse
Rémi Benoit
Béatrice Girard

Rencontres LR-MP à Toulouse
Rémi Benoit
Elle n'existe pas encore tout-à-fait, mais la future grande région issue de la fusion de Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées affiche déjà des "mensurations" de rêve. Treize départements, 72 000 km 2, elle aura la taille du Benelux et deviendra la plus grande région de France. Pour que ces atouts ne se transforment pas très vite en énorme caillou dans la chaussure, les chefs d'entreprises ont déjà bien compris qu'il faudra équiper ce nouveau territoire du TGV.
"On ne peut pas créer cette région sans mettre en priorité la ligne à grande vitesse entre Toulouse et Montpellier, il en va de la responsabilité de l'État sur le sujet", a ainsi lancé Marie-Thérèse Mercier, présidente du Medef de Montpellier mais aussi associée et responsable de l'activité entrepreneur EY, se disant même prête à lancer une opération de crowdfunding pour accélérer l'arrivée du TGV !
Actuellement 2h30 séparent les deux grandes métropoles. "Trop, beaucoup trop" a aussi estimé François Chollet, vice-président de Toulouse Métropole qui qualifie la question des déplacements d'"incontournable." Sur le sujet, petites et grandes entreprises partagent les mêmes attentes. Ainsi Jacques Rubio, le directeur général de Kaufman & Broad déjà présent en Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, a cité l'exemple de Bordeaux qui a "explosé" en dix ans, mais aussi d'Aix-en-Provence ou de Lyon, "deux villes qui ont pris une ampleur considérable grâce au TGV. Il ne fait aucun doute qu'il faut mettre Toulouse à une heure de Montpellier comme Toulouse à une heure de Bordeaux," a-t-il plaidé. Laurent Bacca, président de Fullsave, société basée à Labège et qui développe des infrastructures de cloud et de télécom, voit même plus loin, plaidant déjà pour "des wagons connectés dans le futur TGV Toulouse-Montpellier."
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Des arguments qui semblent entendus par les actuels présidents des Conseils régionaux, Martin Malvy et Damien Alary qui assistaient au débat. "Je suis convaincu que cette liaison verra le jour, malgré le coût (à titre d'exemple la liaison Bordeaux-Toulouse qui couvre la même distance coûte 6 milliards d'euros NDLR)", a estimé Martin Malvy en pointant des enjeux considérables.
Le maire de Montpellier Philippe Saurel, qui saurel de 2015, fait de cette LGV Toulouse-Montpellier une priorité de son programme.
Béatrice Girard