Hyperloop à Toulouse : Dirk Ahlborn, PDG d'HTT, s'exprime pour la première fois

Florine Galéron
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Hyperloop TT est venu en janvier dernier à Toulouse pour annoncer qu'elle allait y implanter son centre européen de R&D. Concrètement, qu'y fera-t-on ?
Nous avons commencé à travailler avec différents architectes sur place. Le bâtiment en lui-même fera 3 000 m2 et, à l'extérieur, il y a une surface de plus d'un kilomètre de long à proximité de l'aéroport de Francazal. Toulouse sera un centre de R&D. Nous allons y tester les technologies que nous allons implémenter sur l'Hyperloop. Nous allons par exemple essayer d'optimiser de nouveaux modes de lévitation. En revanche, il n'y aura pas réellement de piste d'essais à Toulouse, nous avons déjà réalisé nos tests de faisabilité pour le concept par ailleurs.
Image de synthèse de la zone de Francazal avec une piste d'essai de 1 km pour l'hyperloop © Agence François Leclerq
Quand le centre verra-t-il le jour ?
C'est difficile de donner une date sachant que cela ne dépend pas que de nous mais nous espérons commencer la construction des équipements d'ici à quelques mois. Nous attendons actuellement le permis de construire. Nos avocats suivent ce dossier pour remplir tous les documents demandés par la Mairie.
Combien d'emplois seront créés à Toulouse ?
Cela va au-delà de notre société car nous voulons travailler avec tout l'écosystème local. Dans un premier temps, nous allons embaucher au minimum 30 techniciens et ingénieurs qui seront salariés de HTT et nous visons, à terme, 50 emplois.
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En plus de ces embauches, il y aura également des "team members" qui, eux, seront rémunérés sous forme de stock options (autrement dit ils achètent des actions de la société et peuvent espérer une plus-value dans le futur, NDLR) et qui pourront donner leur expertise sur des thèmes très variés en rapport avec l'aéronautique. Le crowdsourcing est le point fort de notre modèle, il nous permet de faire travailler des experts. Au sein d'HTT, nous avons des "team members" qui sont docteurs, psychologues, chargés de marketing ou des relations avec les banques... Aux États-Unis, nous avons même des experts acoustiques qui ont déjà commencé à travailler sur le bruit perçu en cabine par les passagers durant le trajet afin de s'assurer que les utilisateurs puissent communiquer au cours de leur voyage. Il y a aussi des entreprises qui travaillent avec nous sous forme de stock options.
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