Jean-Pierre Vinel (UT3), l'université comme moteur de développement économique

Florine Galéron
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Jean-Pierre Vinel le dit lui-même, il aime "mettre les mains dans le cambouis". Élu il y a un an à la présidence de l'université Toulouse 3 - Paul-Sabatier, alors endettée de 16 millions d'euros, il n'a pas hésité à annoncer cinq mois après son arrivée des gels de postes et une remise à plat de la gouvernance.
Ce pacte de développement a déclenché immédiatement une levée de boucliers chez les syndicats et un appel à la grève pour dénoncer "un plan social avec 200 postes sur la sellette". Au contraire, pour Marie-France Barthet, ancienne présidente de l'Université fédérale de Toulouse, "il faut un courage fou pour proposer un gel des postes, beaucoup auraient opté pour le statu quo".
Malgré ce contexte financier difficile, Jean-Pierre Vinel affectionne tout particulièrement "ce rôle de chef d'orchestre". "Ce n'était pas du tout dans mes objectifs de devenir président d'université mais quand on a commencé à m'en parler, je me suis dit qu'à ce niveau, j'aurais des leviers plus puissants pour changer la politique de l'université, des leviers que je n'avais pas en tant que doyen de la faculté de médecine. De toute façon, je n'aurais pas aimé faire la même chose toute ma vie", poursuit-il.
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Fils d'un médecin rhumatologue, ce Toulousain de naissance a suivi les pas de son père en s'inscrivant à la faculté de médecine (déjà à Paul-Sabatier). D'abord intéressé par la psychiatrie, il se spécialise finalement dans l'hypertension portale, une complication des maladies chroniques du foie. "Nous sommes peut-être 150 ou 200 dans le monde à travailler sur le sujet. C'est une discipline très variée, vous pouvez suivre un patient de la consultation à l'exérèse d'une tumeur. Et puis, il y a beaucoup d'urgences, on échappe à la monotonie, j'aimais bien ça", se remémore-t-il. Et quand on lui demande ce dont il est le plus fier dans sa carrière, le médecin de 65 ans répond sans hésitation :
Florine Galéron