Pourquoi le président de l'université Jean-Jaurès soutient le nouveau projet Idex
Propos recueillis par Paul Périé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Propos recueillis par Paul Périé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Le sujet d'actualité pour l'Université de Toulouse est la nouvelle candidature à l'Idex, sur laquelle le jury international doit bientot se prononcer. Quelle est votre position sur ce dossier ?
L'Idex est un dossier compliqué. Cela fait des années que je l'accompagne. Toulouse a de vrais atouts avec trois universités, des écoles... Avant 2012, nous étions lauréats de l'Idex sur des bases que je reconnaissais pas, avec le projet Uniti. De 2012 à 2015, il y a eu des révisions sur une base confédérale, ce qui a donné lieu à la Comue, que nous pensions compatible avec les exigences de l'Idex. Cependant, il y a des choses que nous n'avions pas mises en place, comme la signature unique, une stratégie scientifique du site ou un doctorat de site. Il nous semblait donc que nous allions bénéficier d'une extension de la phase probatoire, mais le jury a finalement décidé de nous recaler (en avril 2016 NDLR). Cette décision est tombée quelques jours avant mon élection donc, dès le début de mon mandat s'est posée la question : comment rebondir ?
Le nouveau projet prévoit deux niveaux de gouvernance avec un "noyau dur" et un "deuxième cercle" de membres. L'université Jean-Jaurès a choisi de faire partie du "noyau dur", pourquoi ce choix ?
Aujourd'hui, chacun veut garder ses prérogatives mais si l'on reste sur ce modèle, nous essuierons un refus. Je voyais des forces de synergie possible avec l'université Paul Sabatier et les écoles d'ingénieurs. De son côté, l'université Capitole souhaite un établissement élitiste, porté par TSE, en résumé. J'ai fait le pari de travailler avec UT3 à la création d'un autre modèle afin de structurer le site pour être compatible avec les exigences de l'Idex. Il fallait au moins que deux universités s'engagent fortement.
Comprenez-vous les réserves d'UT1 qui craint une fusion et ne souhaite pas perdre sa personnalité juridique ?
À lire également
Ce nouveau projet n'est pas une fusion, contrairement à ce que disent les opposants, mais une intégration. Pour l'instant, il n'existe aucun modèle juridique de ce type. Je regrette qu'UT1 n'ait pas voulu rentrer dans le projet car il est important que nous mutualisions les missions que l'on gagne à faire ensemble, que ce soit en matière de recherche, de formation doctorale, de visibilité à l'international. À l'inverse, il faut garder de la proximité pour gérer ce qui n'a pas besoin de remonter : l'essentiel des formations, le recrutement des enseignants-chercheurs... C'est le modèle que je défends mais on ne sait pas trop jusqu'où on devra aller juridiquement.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Propos recueillis par Paul Périé
À Toulouse, la French Tech revoit sa copie et veut gagner des adhérents
Christian Picollet (Safran) succède à Magali Vaissière à la tête de l'IRT Saint-Exupéry
Rugby à 13 : « Mon challenge est de professionnaliser le club » (Olivier Dubois, nouveau président du Toulouse Olympique XIII)
Enfouissement de CO2 : un Toulousain dans le giga-projet norvégien