Vincent Terrail-Novès : les (grandes ?) ambitions d'un jeune maire de droite

Sophie Arutunian
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Ce soir du 23 mars 2014, sa vie prend un tournant. Entouré de son épouse et d'une poignée de proches, installé dans sa permanence de campagne à Balma, le jeune conseiller régional LR (ex-UMP) sait que la victoire est possible mais, de nature prudente, il ne veut pas s'emballer. Le candidat est tendu. Et puis, les résultats tombent : c'est gagné, haut la main. Nous sommes le soir du 1er tour des élections municipales et Vincent Terrail-Novès, 35 ans, est élu maire de Balma avec 52 % des voix, accablant ainsi le socialiste en place depuis 1995, l'indétrônable Alain Fillola.
"À ce moment-là, je suis bluffé par le score, je ressens une immense joie, c'est un moment unique !", se souvient l'élu. Mais la liesse ne dure pas.
Depuis plus d'un an, Vincent Terrail-Novès a pris ses marques dans le bureau de son prédécesseur, à la mairie de Balma. "Je n'ai rien changé à la déco d'Alain Fillola, sauf un tableau que j'ai ajouté pour égayer la pièce, décrit-il. Et je l'ai acheté moi-même."
La précision prend tout son sens au regard des critiques formulées à son encontre par l'opposition locale. "Vincent Terrail-Novès a augmenté son indemnité de maire de 15 % dès qu'il est arrivé", dénonce le leader de la gauche à Balma, Laurent Méric, qui évoque un maire "bling-bling".
Pas de quoi ébranler le jeune élu, qui fait de l'"exemplarité" son maître mot :
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L'argent, Vincent Terrail-Novès ne veut pas en faire un tabou. Dans le magazine de la mairie Balma Info, il a indiqué le montant de son indemnité de fonction (2052,09 euros). "La valeur de l'argent fait partie des principes que l'on m'a inculqués pendant mon enfance, de même que le mérite et le travail. Chez moi, on n'a rien sans rien", martèle-t-il.
Sophie Arutunian