Le secrétaire d'État Kader Arif affirme qu'il n'a "rien à voir" avec l'affaire AWF
ObjectifNews.com
ObjectifNews.com
Interrogé par des médias locaux lors d'un déplacement à Boulogne-sur-Mer, Kader Arif s'est exprimé hier sur l'enquête concernant la société AWF, dirigée par son frère Aissa Arif et son neveu Nassim Arif. Cette enquête préliminaire a été ouverte mercredi 10 septembre par le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet, à la suite du signalement d'"anomalies graves dans les appels d'offres" par le groupe d'opposition au Conseil régional Osons Midi-Pyrénées. Anomalies également évoquées par le Canard Enchaîné, ce mercredi. Le journal faisait état de soupçons de favoritisme du Conseil régional de Midi-Pyrénées pour AWF dans le cadre d'appel d'offres pour des prestations événementielles. Kader Arif s'est dit gêné par "les amalgames et insinuations. Il y a une enquête préliminaire qui a été ouverte. Je crois que le mieux, c'est de faire que cela se passe avec transparence et en même temps avec beaucoup de sérénité."
Manuel Valls défend Kader Arif
Ancien premier secrétaire de la fédération du Parti socialiste de Haute-Garonne, ex député du département et désormais secrétaire d'État aux Anciens combattants, il réfute toute implication dans l'affaire AWF : "Je ne suis pas conseiller régional et je ne l'ai jamais été." Et ajoute, "mon frère est autonome. Je n'ai rien à voir avec cela." Hier, le Premier ministre, Manuel Valls avait pris la défense de Kader Arif : "Ne mélangeons pas tout. Il n'est en rien concerné par cette information. Que chacun regarde bien les faits et les événements."
Martin Malvy de son côté était invité sur le plateau de France 3 Midi-Pyrénées mercredi soir. Il "se félicite que la justice se soit saisi de ce dossier, car il n'y a aucun favoritisme". Il confie "recevoir très mal ce genre de polémiques" et soupçonne les élus du groupe Osons Midi-Pyrénées d'avoir eux-mêmes fourni des informations au Canard Enchaîné.
Ce matin, le Conseil régional a reçu la visite de la police judiciaire, venue chercher certains documents relatifs aux appels d'offres concernés." Il ne s'agit pas d'une perquisition mais d'un contrôle sur pièces" précise le service communication.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Adrien Serrière
© photo Rémi Benoit
ObjectifNews.com
Budget 2025 : Carole Delga boycotte la COP Occitanie après « un recul majeur »
Autoroute A69 : la justice rouvre l'instruction sur l'utilité du projet
Budget 2025 : Toulouse fait des arbitrages sous tension
« Notre action municipale se veut ouverte et pluraliste » (Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse)