UE : Des assistants parlementaires et un État du Golfe soupçonnés de corruption

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Photo de drapeaux de l'union europeenne[reuters.com]
(Crédits : Yves Herman)

par Marine Strauss

BRUXELLES (Reuters) - La Belgique a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête sur des soupçons de corruption impliquant un État du Golfe non identifié et des assistants travaillant au Parlement européen.

Selon le procureur fédéral belge, 16 maisons ont été perquisitionnées vendredi à Bruxelles dans le cadre d'une vaste enquête sur des soupçons de criminalité organisée, corruption et blanchiment d'argent.

"Depuis plusieurs mois, les enquêteurs de la police judiciaire fédérale soupçonnent un pays du Golfe d'influencer les décisions économiques et politiques du Parlement européen, ceci en versant d'importantes sommes d'argent ou en offrant d'importants cadeaux à des tiers ayant une position politique et/ou stratégique importante au sein du Parlement européen", a indiqué le procureur dans un communiqué envoyé par courriel.

Un porte-parole du Parlement européen a déclaré à Reuters qu'il ne ferait aucun commentaire, l'enquête judiciaire étant en cours, mais qu'il collaborerait avec les autorités locales si nécessaire.

Les enquêteurs ont récupéré environ 600.000 euros en espèces et saisi du matériel informatique et des téléphones portables.

Quatre personnes, nées en 1955, 1969, 1971 et 1987, ont été arrêtées pour être interrogées, dont un ancien député européen, et pourraient être déférées devant le juge d'instruction, a précisé le procureur.

(Reportage Marine Strauss, avec la contribution de Charlotte Van Campenhout et Sudip Kar-Gupta; Version française Kate Entringer, édité par Blandine Hénault)

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