L'Onu demande une enquête après des révélations sur des avortements forcés au Nigeria

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Photo du secretaire general des nations unies antonio guterres[reuters.com]
(Crédits : Jonathan Ernst)

(Reuters) - Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a demandé une enquête sur des accusations d'avortements systématiques et forcés qui auraient été perpétrés par l'armée nigériane, a déclaré vendredi le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric.

Reuters a rapporté mercredi que l'armée nigériane mène un programme d'avortement secret, systématique et illégal dans le nord-est du pays depuis au moins 2013.

Au moins 10.000 grossesses ont ainsi été interrompues, la plupart concernant des jeunes filles ou des femmes kidnappées et violées par les insurgés djihadistes, selon des dizaines de témoignages et des documents récoltés et examinés par l'agence Reuters.

Le haut commandement de l'armée nigériane a déclaré qu'il ne se penchera pas sur cette enquête car il l'estime fausse.

"Le secrétaire général prend note avec inquiétude des allégations d'avortements systématiques et forcés qui auraient été perpétrés par l'armée nigériane contre des femmes et des filles qui avaient déjà été victimes de Boko Haram", a déclaré Stéphane Dujarric, dans un courriel adressé à Reuters.

"Ces allégations méritent une enquête approfondie et l'application de mesures correctives immédiates et de mesures de responsabilisation, si nécessaire."

(Reportage Michelle Nichols ; version française Federica Mileo, édité par Kate Entringer)

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