Gio, la touche finale

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(Crédits : AFP)
Retraité à la fin de la saison, auteur d'un but somptueux en demi-finale face à l'Uruguay (3-2), Giovanni van Bronckhorst espère devenir le premier capitaine néerlandais à remporter la Coupe du monde.

Il n'a pas souhaité s'étendre sur son exploit en demi-finale face à l'Uruguay (3-2). Discrètement, le défenseur néerlandais se faufile parmi les journalistes sans s'arrêter. Pas question d'y voir un quelconque snobisme de la part du capitaine des Pays-Bas. Simplement « Gio », comme le surnomment affectueusement ses coéquipiers, n'est pas du genre à tirer la couverture à lui. Même quand il inscrit le plus beau but (probablement) du Mondial...

Capitaine des « Oranje » depuis la prise de fonction de Bert van Marwijk en 2008, le joueur du Feyenoord Rotterdam a gagné partout où il est passé. La Ligue des champions, la Liga, la Supercoupe d'Espagne avec Barcelone, la Premier League, la Cup avec Arsenal, le championnat et la Coupe d'Ecosse avec les Rangers et même la Coupe des Pays-Bas avec le Feyenoord ! Seul son palmarès en sélection reste désespérément vide. Meilleur élément de la défense des Pays-Bas, il est à 35 ans d'une régularité exemplaire. Tant sur le terrain qu'en dehors, où ses partenaires se pressent pour vanter ses qualités humaines.

International depuis 1996, van Bronchorst a dû attendre l'Euro 2004 pour devenir un pilier de la sélection. Le gaucher est passé par toutes les épreuves avec son pays : des éliminations en demi-finale en 1998 et à l'Euro 2000, une sortie de route en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2006, un échec en quart deux ans plus tard à l'Euro et enfin la possibilité de jouer la rencontre d'une carrière en Afrique du Sud. Le tout après 105 sélections.

Dans un pays où les défenseurs, et plus particulièrement les latéraux, ne sont pas sous le feu des projecteurs, il a su se faire une belle place. A tel point qu'aujourd'hui, il est avec Edwin van der Sar, Franck de Boer et Phillip Cocu, l'un des quatre seuls Néerlandais à compter plus de 100 capes.

« C'est une perle rare », dit de lui son sélectionneur. Et ce n'est peut-être qu?un début. Car il a, ce dimanche soir sur la pelouse du Soccer City de Johannesburg, l'incroyable opportunité de faire mieux que ses aînés « Oranje » des années 1970, deux fois battus dans l'ultime rencontre par le pays organisateur du Mondial (Allemagne en 1974 et Argentine en 1978). Après, et seulement après, il pourra se concentrer sur sa nouvelle fonction : entraîneur-adjoint des Espoirs. Histoire de passer le relais.

 

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