Le XXIe siècle sera-t-il celui des femmes ?

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Présidente des sociaux-démocrates depuis 2005, Helle Thorning-Schmidt est chef du gouvernement danois depuis le 2 octobre 2011.
Présidente des sociaux-démocrates depuis 2005, Helle Thorning-Schmidt est chef du gouvernement danois depuis le 2 octobre 2011.
Depuis quelques mois, on assiste à un bond en avant de femmes politiques. Et de nombreuses associations se mobilisent sur les droits des femmes, leurs conditions de vie, intervenant auprès des gouvernements pour élargir la place faite aux femmes, en politique ou en entreprise.

Est-ce un hasard ? Sur dix-huit femmes qui président ou gouvernent actuellement en qualité de Premier ministre ou chef de gouvernement de pays, treize ont été élues depuis 2009, neuf depuis 2010, cinq en 2011. S'agit-il d'un mouvement?? D'un éveil?? Si on leur ajoute trois gouverneures générales (Antigua, Australie, Sainte-Lucie) et vingt-deux vice-Premiers ministres en activité, toutes fraîchement élues (seules trois d'entre elles étaient en poste en 2008), c'est un fait : quarante-cinq pays aujourd'hui sur cent trente-cinq ont une femme à un poste de commande politique.

"L'égalité doit devenir une réalité"
Parallèlement, au niveau des instances internationales, les initiatives se multiplient pour cogiter sur la place, l'avenir et les conditions de vie des femmes. Devenue directrice exécutive d'ONU Women, l'entité créée en juillet 2010 pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, Michelle Bachelet, l'ex-présidente du Chili, va de capitale en capitale pour convaincre et mobiliser les politiques?; son leitmotiv : "L'égalité doit devenir une réalité". Lors de la conférence de l'Asia Pacific Economic Cooperation Summit, réuni pour la première fois en septembre dernier, les femmes, et particulièrement la parité salariale, ont été placées au c?ur des débats. À la tête de la Clinton Global Initiative, l'ancien président des États-Unis s'est associé au Daily Beast et à Newsweek pour promouvoir la fondation Women in the World qui vise à aider toutes celles qui, dans le monde, sont les premières victimes de la misère, du chômage et de la violence. À Davos, le World Economic Forum poursuit son Gender Gap (lire page III) annuel pour quantifier la parité au niveau macro-économique pays par pays. Tandis qu'à Deauville, en octobre dernier, à la tribune du Women's Forum, la vice-présidente de la Commission européenne en charge notamment du droit des femmes, Viviane Reding, a mis en garde : si les entreprises ne jouent pas le jeu de la parité, elle prônera l'instauration de quotas. Les initiatives fleurissent de toutes parts. Le 21 octobre dernier, Nicolas Sarkozy a ainsi reçu un ensemble de propositions des représentantes du Girls 20, une organisation créée à l'initiative de la fondation canadienne Belinda Stronach qui réunit une représentante de chacun des pays membres du G20. Parmi leurs revendications?? L'encouragement des investissements en capital-risque pour les initiatives féminines. Car, au-delà de toutes les bonnes intentions, toutes et tous en sont convaincus : l'une des solutions à la crise passera par les femmes.

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