Les fusions-acquisitions amorcent leur lente reprise

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Les fusions-acquisitions sont le signe d'une bonne conjoncture économique. Rares en 2008, elles sont inexistantes en 2009.

Les banquiers d'affaires espéraient une reprise nette en 2010, notamment sous l'impulsion d'introductions en Bourse dont les projets se multipliaient. Mais cette année a été décevante. Les volumes de transactions (au 20 décembre) ont augmenté de 19 % à 2.247 milliards de dollars. Cette hausse est surtout due à la progression des opérations asiatiques et américaines. L'Europe reste stable et peine à redémarrer. Le premier semestre a été très pauvre en opérations alors que le second a signé une reprise encourageante. Les grands projets tels que GDF Suez-International Power ou Sanofi-Genzyme ont illustré le retour de la confiance des grands groupes pour relancer leurs politiques de croissance externe. Évidemment, tous ont les yeux rivés sur les pays émergents en Asie mais aussi au Brésil.

Les groupes procèdent également à des arbitrages d'actifs, comme Axa qui a vendu ses activités britanniques pour réinvestir en Asie. Signe que l'activité repart, les opérations de LBO (rachat par endettement) sont réapparues depuis l'été dernier. Quelques opérations phares en France comme la vente de Picard, de l'hôtelier B&B et la cession en cours de Yoplait, redonnent de l'espoir aux banquiers pour qui les LBO sont une source régulière de revenus. Reste un gros point d'interrogation sur le retour tant attendu des introductions en Bourse. En effet, si elles se développent en Asie et aux États-Unis, elles restent limitées en Europe : la région n'attire pas les investisseurs.

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