Le plaidoyer de Christian Estrosi pour l’industrialisation et… plus de souplesse pour les collectivités
Laurence Bottero
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Photo d'illustration
Eric Gaillard
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Impossible de ne pas parler d'industrie à Nice, dans la ville même d'un premier Magistrat qui a été ministre de l'industrie. Et qui a fait des éco-technologies le vecteur de différenciation et de développement du territoire.
« Je suis un avocat de l'industrialisation. On sait qu'un pays, pour être prospère, a besoin d'avoir de l'industrie car c'est là que se fait l'essentiel de recherche et développement, parce que c'est l'industrie le secteur le plus exportateur, parce que l'industrie génère tout un tas d'externalités positives sur d'autres secteurs, y compris sur le secteur des services. On sait bien que la plus grosse partie du secteur des services en réalité, est tirés par un secteur industriel dynamique. La France et les territoires ont un coup à jouer », estime Nicolas Bouzou. « Parce que les technologies nous aident considérablement. Dans une usine on peut mettre beaucoup de numérique, d'IA, de robots, des imprimantes 3D. En réalité, les usines qui investissent beaucoup en nouvelles technologies peuvent être aussi compétitives ou quasiment aussi compétitives que des usines de la Côte est de la Chine. Il est plus facile de faire de l'industrialisation aujourd'hui qu'il y a 20 ans et cela passe par des politiques publiques. Toutes les politiques qui soutiennent les investissements, la robotisation sont d'excellentes politiques d'industrialisation ». De quoi conforter Christian Estrosi, le maire de Ni dans le choix fait il y a dix ans de construire l'Opération d'intérêt national Eco-Vallée. « J'avais dit « le tourisme nous fragilisera ». Je voulais à ce moment-là que Nice franchisse un tournant industriel. La croissance verte, n'était pas une activité identifiée comme telle et ce n'était pas la mode. C'est dans les crises qu'il faut se dire comment on va aller plus fort qu'avant en tirant toutes les conséquences d'avant ».
La crise sanitaire, plus encore que d'autres crises, bouleversent les modèles connus, établis, habituels. Et pour se projeter dans un monde - d'après ou pas - mais forcément différent il faut pouvoir tenter, essayer, éprouver. C'est ce que rappelle et demande aussi Christian Estrosi.
Laurence Bottero