« Nous voulons faire émerger des technologies de rupture pour en faire des solutions industrielles déployables partout en France » (M.Laigneau, Enedis)
Laurence Bottero
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LA TRIBUNE - Vous êtes venue dans le Sud sur le thème de l'électrification des bateaux à quai, un sujet sur lequel Enedis s'est positionnée en avant-garde, déjà à Marseille il y a plus de 5 ans. Quel rôle Enedis peut-elle jouer dans la mobilité décarbonée ?
MARIANNE LAIGNEAU - La décarbonation des transports constitue un des sujets majeurs de la transition écologique. Les transports maritimes sont tout autant concernés que les mobilités terrestres. En 2015, lorsque nous avons raccordé le Grand Port Maritime de Marseille Fos au réseau public de distribution d'électricité, notre ambition était de permettre aux bateaux à quai de s'alimenter en électricité et ainsi de leur éviter d'utiliser leurs moteurs diesel. Aujourd'hui, c'est une réalité. L'électrification du port permet déjà de brancher simultanément quatre navires. En 2023, l'ensemble des ferries devraient être connectés au réseau électrique. Et à terme, tous les grands ports français seront équipés. Nous y travaillons avec eux. C'est essentiel pour lutter contre la pollution, et c'est un enjeu dans le cadre du développement des zones à faible émission. Les infrastructures de recharge, qu'elles soient sur la voie publique, en parkings, dans un immeuble d'habitation, à quai ou sur autoroute, sont raccordées au réseau de distribution exploité par Enedis. Nous sommes très engagés dans de nombreuses expérimentations qui permettront demain d'optimiser la charge des différents modes de mobilité : voitures, bus, bateaux fluviaux ou encore navires à quai comme à Marseille. Dans le cadre du projet aVEnir par exemple, nous expérimentons avec plusieurs partenaires des solutions de pilotage intelligent de la recharge des véhicules électriques, comme le V2G (Vehicle-to-grid).
L'hydrogène est un sujet sur lequel Enedis se positionne aussi. Vous avez notamment annoncé un programme industriel de groupes énergétiques mobiles. Le Sud pourrait-il être un terrain d'expérimentation ?
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