« En termes de réindustrialisation, le Sud n’est pas en concurrence avec l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine ou même l’Italie » (Benoît Mournet, sous-préfet à la relance)
Laurence Bottero
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Plus d’un an après le lancement du Plan de relance, les investissements sont faits et ils portent l’économie du territoire des Bouches-du-Rhône autant pour son volet industriel que sur celui de ces petites et moyennes entreprises, le tout créant une chaîne de valeur qui bénéficie à tous les acteurs. Mais les entreprises doivent continuer à avoir des projets et à ne pas hésiter à aller chercher tout ce qui est là pour aider à leur financement, répète le sous-préfet à la relance.
La relance, ce moment où l'économie retrouve une dynamique positive n'a de cesse d'être dans les esprits des acteurs économiques dès le début de ce que l'on appelle la crise. Près de deux ans plus tard, le Plan qui lui ai dédié se concrétise avec des financements accordés, preuve que la reprise est plus qu'un horizon, elle est concrète via des projets étayés.
« Le plan de relance est venu en même temps que le plan de soutien - PGE, reports de charge, activité partielle - soit 10 milliards d'euros, et cela afin de permettre les investissements prévus peut-être plus tard, en particulier pour accélérer la transition énergétique, la relocalisation industrielle, soutenir l'emploi », rappelle Benoît Mournet, le sous-préfet à la relance de la Région Sud.
Comptablement, c'est donc 1 milliard d'euros qui a été injecté dans l'économie des Bouches-du-Rhône, « sachant que c'est plus encore car certains investissements ne sont pas territorialisés, comme la recapitalisation de la SNCF », ajoute Benoît Mournet. A comparer avec les 60 milliards d'euros engagés au niveau national sur les 100 milliards dédiés au Plan de relance, ce qui fait de Provence Alpes Côte d'Azur la seconde région en termes d'engagement.
Faire bénéficier la chaîne de valeur
Impossible d'évoquer la relance sans évoquer son volet industriel et même réindustrialisation. « C'était le cœur de cible de ce plan », reconnaît Benoît Mournet avec comme objectif de donner l'occasion et les moyens aux « grands émetteurs de Co2 », en les accompagnant de manière individualisée. Mais si les grandes entreprises sont ciblées elles entraînent aussi avec elles le tissu de partenaires et sous-traitants, ce qui bénéficie de façon globale à l'ensemble de la chaîne de valeur, « avec du maintien de l'emploi et de la relocalisation ».
Une relance qui ne se fait pas seul dans son coin. Tout comme on avait évoqué une réponse européenne à la crise et à la réindustrialisation, les Bouches-du-Rhône, comme Provence Alpes Côte d'Azur ne doivent-ils pas jouer collectif et complémentarité avec des territoires voisins ? « Bien sûr, ce plan de relance est d'ailleurs assez peu déconcentré. Sur les 100 milliards, 16 milliards d'euros sont aux mains des régions. C'est pour avoir une vision qui permet de localiser les investissements là où ils sont le plus utiles. Nous ne sommes pas en concurrence avec l'Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine ou même l'Espagne, le Portugal ou l'Italie ».
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