« L’immobilier haut de gamme va poursuivre sa croissance en 2022 » (Oliver Collaud, Barnes)
Laurence Bottero
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Plus de 55% de croissance si l'on considère les transactions en 2020 en Côte d'Azur, +115% entre 2020 et 2021... autant dire que l'immobilier dit de prestige ne connaît pas la crise.
Et finalement, ces données ne doivent pas surprendre car elles sont justement liées à la crise, l'immobilier jouant à fond la carte de valeur refuge.
Un immobilier qui est aussi perçue comme une semi-résidence principale. Une résidence que l'on a choisi après un confinement, que l'on perçoit davantage comme une seconde maison mais pas - plus - que pour des périodes de vacances. Finalement, une nouvelle façon de consommer, comme le connaissent tant d'autres secteurs.
« Une croissance à trois chiffres, c'est exceptionnel » commente Oliver Collaud.
La demande en 2021 est « soutenue par les mêmes acquéreurs. Lors du premier confinement, en 2020, les acquéreurs avaient plutôt tendance à aller vite dans les transactions. Il y avait une sorte de volonté de précipitation qui a concerné autant la vente que la location. Cette année, on retrouve la même dynamique, mais avec des acquéreurs peut-être plus exigeants, une offre qui est stable, toujours un peu la même, puisque nous n'avons pas de stocks, de désert à construire ».
Tout cela donne un immobilier « soutenu en termes d'offres et une demande qui est très exigeante ». De quoi tendre un peu le marché, pour cause de stocks limités, avec des acquéreurs « frustrés de trouver la perle rare ».
Si on imagine souvent l'immobilier de luxe être apporteur d'une clientèle venue de divers horizons, là encore la crise a eu son effet « rapatriement » en quelque sorte puisque les Français ont aussi redécouvert leur pays pour son immobilier de luxe. Des Parisiens mais aussi des provinciaux, tout comme les expatriés.
« C'est une segmentation de clientèle qu'il faut chouchouter, car les Français nationaux et les expatriés - ceux qui étaient à Honk Kong, à Dubaï - prennent pour valeur refuge la ville sur la Côte d'Azur ».
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Laurence Bottero