« Exporter en dehors de la zone euro est une véritable opportunité » (Jean-Yves Baeteman, APEX)
Laurence Bottero
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L'export c'est le sujet de l'Apex depuis 47 ans et c'est un club réunissant 150 entreprises ainsi qu'un collectif de l'international, lequel regroupe 600 sociétés intéressées de près ou de loin par l'international. Le but est simple et vise l'efficacité, c'est-à-dire, la mise en commun des problématiques liées à l'international, que cela concerne l'import autant que l'export. Et dans le contexte actuel, cela peut représenter un atout.
« Nous avons vécu le Covid, qui ne faisait pas partie de notre vocabulaire, on a eu l'arrêt de la Chine, la hausse du fret qui a lourdement impacté la filière importation et qui est aussi, en partie, à l'origine de l'inflation... Le dollar qui est un élément important de l'importation, vaut aujourd'hui un euro. C'est une situation que nous n'avons jamais connue », dresse Jean-Yves Baeteman, le président de l'Apex.
Est-ce le bon moment pour exporter ? « Tout ce qui concerne l'exportation en dehors de la zone Euro est hyper privilégié. Nous invitions les sociétés qui veulent accéder à l'exportation de leurs produits à le faire. Nous n'avons pas que la confiserie, les savonnettes ou les calissons, nous avons des pépites industrielles, dans la chimie, la haute technologie sont complétement concernées par l'exportation car nos prix n'ont jamais été aussi compétitifs ».
Exporter oui, mais où ? En Europe ? Ou peut-on viser le grand international ? « L'Europe est un grand territoire pluriel, avec des taux de TVA et des taux de fiscalité différents. Il y a des taux de salaires différents. Exporter en Europe avec les pépites que nous avons est une opportunité. Mais exporter en dehors de la zone euro est une véritable opportunité qui prend une ampleur grandissante car nos prix - sans que l'on modifie les tarifs - ont baissé de 15% pour nos clients étrangers ».
Mais faut-il exporter différemment ? « Le prix du transport a été fortement impacté depuis 2020 lorsque la Chine s'est réouverte et qu'il y a eu un engouement énorme pour le booking, avec des taux de fret multiplié jusqu'à dix. Forcément, avec ces taux-là, nous allons nous interdire d'importer certains produits ».
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