« Le mentorat est une façon de challenger les chefs d’entreprises » (Anabelle Itasse, Réseau Entreprendre Côte d’Azur)
Laurence Bottero
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C'est un réseau discret mais au modèle particulier qui lui permet de se différencier des incubateurs ou autres accélérateurs, très tournés vers les startups. Le Réseau Entreprendre ce sont des chefs d'entreprises qui parlent à d'autres chefs d'entreprises. Des primo-créateurs, des salariés qui démarrent une nouvelle vie entreprenariale, des patrons qui ont déjà fait leurs preuves mais reviennent chercher ici l'accompagnement qui fait du bien, à tous points de vue, pas uniquement financier, mais dans la posture aussi. Car le Réseau répond présent bien sûr pour qui créé sa structure, mais aussi pour celui qui s'engage dans un projet de reprise ou encore pour celui qui veut se développer davantage et ne sait pas comment y aller.
« Nous challengeons les entrepreneurs qui viennent nous voir par mentorat », explique Anabelle Itasse, directrice de la structure dans les Alpes-Maritimes.
« Souvent, les entreprises viennent vers nous pour du financement. C'est un moment où les banques ne sont pas encore présentes car l'entreprise est trop jeune. Mais nous leur expliquons que nous allons les accompagner plus globalement sur leur posture de chef d'entreprise ».
Autre différenciation, outre le mentorat, le Réseau Entreprendre est très axé emploi. La création d'emplois est même un pré-requis. « C'est pour cela que le réseau a été créé il y a 40 ans. Lorsqu'un chef d'entreprise vient nous voir nous lui demandons d'exprimer et d'expliquer comment il compte générer ces emplois. Nous demandons la création de six emplois par entreprise. Quand on regarde le dernier bilan qui fait état de 126 emplois créés par 12 entreprises, soit dix emplois par entreprise, on se rend compte que dans la réalité, on va au-delà », indique Anabelle Itasse. Ce critère est aussi celui qui permet de cibler le type d'entreprises aidées, ce qui retire, de fait celles qui ont plutôt vocation à ne pas avoir besoin d'un effectif conséquent ce qui est le cas des startups, par exemple, mais aussi des commerces de proximité. « Leur croissance peut être limitée structurellement et elles ne possèdent pas ce potentiel de développement qu'ont d'autres typologies d'entreprises ».
Laurence Bottero