Dernier du classement de Ligue 1 après 14 journées, le club de foot montpelliérain, propriété de la famille Nicollin, rencontre, comme la plupart des clubs de Ligue 1, des difficultés financières liées à la baisse des droits télévisés.C'est un premier obstacle franchi. La victoire ne rapporte malheureusement pas trois points et, à l'approche de la trêve hivernale, le Montpellier HSC pointe toujours à la dernière place du classement de la Ligue 1 de football. Cependant, elle permet à ses dirigeants de voir leur stratégie comptable validée.
Convoqués par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), autrement appelée "gendarme du foot français", les propriétaires du club, la famille Nicollin, ont su convaincre que le manque à gagner d'une quinzaine de millions d'euros, engendré par le nouvel appel d'offres de diffusion télévisée remporté cet été par DAZN et BeIn Sport, pourrait être compensé. Le montant de ce nouveau contrat, inférieur à celui précédemment détenu par Amazon Prime, a contraint les clubs professionnels à réviser leurs budgets. Celui du MHSC a ainsi été rajusté à environ 32 millions d'euros, contre 52 millions la saison précédente.
« Il faudra vendre des joueurs »
Au lendemain de l'audition de Laurent Nicollin, président du club de foot montpelliérain, la DNCG a donc conclu à « l'absence de mesures » à l'encontre du club.
«Il n'y a pas cinquante solutions pour s'en sortir : il faudra vendre des joueurs,explique Laurent Nicollin àLa Tribune.Et si nous n'y parvenons pas, nous avons donné les garanties avec mon frère (Olivier Nicollin, NDLR) que nous apporterions l'argent sur nos propres deniers. »
Si, à l'instar de Saint-Étienne et Angers, Montpellier parvient à se tirer d'affaire grâce à l'aide de ses actionnaires, d'autres clubs ont fait les frais des menaces de la DNCG. L'Olympique Lyonnais, propriété de l'Américain John Textor et actuellement 5e du championnat, se voit ainsi menacé d'une « rétrogradation à titre conservatoire à l'issue de la saison sportive en cours », par la DNCG si l'actionnaire ne trouve pas de solution. Il est en outre interdit de recrutement. Laurent Prud'homme, le directeur général de l'OL, confiait au Figaro le 11 décembre que « le modèle du football professionnel français (basé sur les droits TV, NDLR) est cassé, et à l'OL, nous gagnons plus d'argent en jouant 8 matchs de l'Europa League que 34 en Ligue 1 ».