Toulouse : 400 000 euros pour développer le commerce et l'artisanat

Sophie Arutunian

Sophie Arutunian
Le commerce et l'artisanat, a priori, ne font pas partie des prérogatives de la Ville car ces activités relèvent du secteur privé. Pourtant, le maire de Toulouse a signé aujourd'hui une convention qui engage la Ville à hauteur de 240 000 euros en faveur du commerce et de l'artisanat.
En effet, Jean-Luc Moudenc, Louis Besnier (président de la chambre des métiers de Haute-Garonne) et Michel Roux (vice-président de la CCI de Toulouse 31) ont paraphé la Convention pour un plan local d'action 2015-2020 pour le développement du commerce, de l'artisanat de vitrine et des services toulousains.
Le document prévoit une enveloppe de 400 000 euros (dont 60 % financés par la Ville) pour animer le centre-ville, améliorer l'accessibilité pour les handicapés, faciliter le stationnement et promouvoir les animations mises en place. Concrètement, des tickets de stationnement pourront être distribués par les commerçants à leurs clients. Le budget va également permettre de financer les études de mises aux normes pour que les commerces se rendent accessibles aux personnes à mobilité réduite. Pour autant, la majorité de l'enveloppe est destinée à des actions de communication, notamment autour d'événements comme la Braderie ou Toulouse à Table, qui ont été lancés l'année dernière.
"Toulouse représente le 2e plus grand centre-ville de France après Paris (1 600 boutiques et un circuit marchand de 19 km)", expliquait l'architecte catalan Joan Busquets lorsque Pierre Cohen a fait appel à lui il y a deux ans. "Il regroupe les universités, les services administratifs, les lieux de culture et les commerces", s'enthousiasmait-il. Confirmé dans ses fonctions par Jean-Luc Moudenc, l'architecte-urbanisme va devoir prendre en compte les petits commerces et leurs exigences, notamment pour le réaménagement de la rue Bayard (qui relie la gare Matabiau et le centre-ville historique de Toulouse).
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Pour préserver l'artisanat et le commerce indépendant, Pierre Cohen, l'ancien maire PS de Toulouse, avait signé une convention avec les professionnels pour éviter que des banques, mutuelles, assurances ou agences immobilières ne viennent s'implanter dans certains quartiers du centre-ville (Wilson, Saint-Georges, Alsace-Lorraine). "J'avais approuvé cette mesure, et elle est toujours en place", affirme Jean-Luc Moudenc.
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