Manif anti-Sivens : 23 commerces dégradés à Toulouse, l'État paiera

Florine Galéron

Florine Galéron
"Jamais, à Toulouse, nous n'avions connu un tel degré de violence et de détermination de la part de casseurs venus uniquement dans ce but", a estimé ce lundi 23 février le préfet de Région Pascal Mailhos. Le représentant de l'État s'exprimait au sujet des débordements qui ont eu lieu samedi à Toulouse, en marge d'une manifestation "en soutien aux "zones à défendre" (ZAD), contre "l'agriculture intensive et le monde des bétonneurs".
Selon un bilan provisoire établi par la police, 23 commerces du centre-ville de Toulouse ont été touchés par les débordements commis samedi. La rue des Arts et la rue de Metz ont été les plus impactées. "Les vitrines des commerces ont été dégradées, d'autres ont été taguées. Des automobilistes garés sur le quai de Tounis ont également subi des dégradations", a détaillé Lucien Pourailly, le directeur départemental de la sécurité publique. La police a interpellé 15 personnes dont deux casseurs vus en train de s'attaquer aux vitrines. L'un d'entre eux a été condamné ce lundi à deux mois de prison avec sursis et trois autres à des travaux d'intérêt général.
Au mois de novembre, Toulouse avait déjà connu des débordements lors de manifestations de zadistes avec de la casse chez les commerçants. Mais rien de comparable avec le défilé de samedi selon le préfet : "C'est un changement de nature que nous n'avions pas connu lors des précédentes manifestations."
Le rassemblement avait pourtant été déclaré et avait reçu l'aval de la préfecture. Un choix critiqué dès samedi par le maire de Toulouse : "Si l'État autorise, l'État doit assumer". Ainsi, Jean-Luc Moudenc demande clairement à l'État de payer pour les dégâts.
Pascal Mailhos a précisé que les casseurs se sont greffés à la manifestation alors que le défilé partait du Capitole. Trop tard selon lui pour interdire le cortège.
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Suite à ces débordements, le préfet de Région a reçu ce matin le président de la CCI de Toulouse Alain Di Crescenzo ainsi que Philippe Léon, le représentant de l'association de commerçants de l'hyper-centre. Pascal Mailhos a rappelé que, comme le prévoit la loi, "les dégradations qui ne seront pas prises en compte par les assurances pourront être prises en charge par l'État".
De son côté, le président de la CCI de Toulouse Alain Di Crescenzo a indiqué qu'avec la chambre il allait "faire le tour des commerces pour aider les commerçants à monter des dossiers d'aide".
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Le montant total des dégradations n'est pas encore établi.
Florine Galéron
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