« Le microcrédit est une spirale vertueuse » (C. Bardinet, Banque de France Occitanie)
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Christine Bardinet, directrice de la Banque de France en Occitanie.
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Il souffre encore d'invisibilité. Parfois de certains a priori négatifs. Le microcrédit, qu'il soit personnel ou professionnel, reste un dispositif de financement encore méconnu en France. Cette solution de financement qui s'adresse aux personnes exclues du système bancaire classique du fait d'une insuffisance de revenus ou d'une situation de précarité sociale, a vocation à permettre la réalisation de projets personnels ou professionnels, notamment pour faciliter le retour à l'emploi et encourager la création d'entreprise. Qualifié d'outil d'inclusion financière, il ne répond pas à une logique commerciale classique et bénéficie d'un mécanisme de garanties publiques géré par Bpifrance via le Fonds de cohésion sociale.
Les derniers chiffres collectés par la Banque de France et compilés dans le rapport de l'Observatoire de l'inclusion bancaire sont ceux de 2021 et font état, au niveau national, de 21.357 nouveaux microcrédits personnels accordés (+7,2 %) pour 70 millions d'euros. Dans plus de 90% des cas, le microcrédit personnel finance une solution de mobilité, comme l'acquisition ou la réparation d'un véhicule nécessaire à l'exercice d'une activité professionnelle. Par ailleurs, en 2021, 52.515 nouveaux microcrédits professionnels ont été accordés (+ 4%) en France, pour 588 millions d'euros (+15%), les encours atteignant 1,6 milliard d'euros en 2021. Ils permettent la création ou la reprise de très petites entreprises.
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