Amélie de Montchalin, une fidèle de Macron dans l’arène budgétaire
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Amélie de Monchalin était représentante de la France à l'OCDE avant de rejoindre Bercy.
Reuters
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Amélie de Monchalin était représentante de la France à l'OCDE avant de rejoindre Bercy.
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La nouvelle équipe en charge de l'économie et des finances s'apprête à affronter des tempêtes à bord du « paquebot » Bercy. Au lendemain de l'annonce du nouveau gouvernement Bayrou, la nouvelle ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin aura la lourde tâche avec le ministre de l'Economie Eric Lombard de préparer un budget 2025 dans les plus brefs délais.
Une mission à haut risque pour cette économiste de formation passée par HEC, Harvard, Dauphine et la Sorbonne. Venant de la représentation de la France à l'OCDE, Amélie de Montchalin prend le relai de Laurent Saint-Martin chargé dorénavant du commerce extérieur. L'ancien patron de Business France sera sous la tutelle du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères pilotée par Jean-Noël Barrot.
Contrairement à son prédécesseur sous Michel Barnier, Amélie de Montchalin n'aura pas à partager son portefeuille avec Matignon. Une configuration qui devrait sans doute faciliter la tâche de cette trentenaire au sein du gouvernement. Mais son poste reste clairement un des plus exposé de l'exécutif compte tenu des enjeux budgétaires et du risque accru de censure sur les loi de finances de l'Etat et de la sécurité sociale. Une nomination qui « surprend» et semble « étrange » pour le rapporteur du budget du Sénat Jean-François Husson (LR) contacté par La Tribune.
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Pour le président de la commission des Finances à l'Assemblée Eric Coquerel (LFI), Amélie de Montchalin est « compétente » mais cette nomination est « le symbole de la poursuite de la politique d'Emmanuel Macron des cadeaux aux plus riches ». Le chef de l'Etat « n'a pas lâché la main sur Bercy ». Bayrou « aurait pu envoyer Jean-Paul Mattei », regrette le député de Seine-Saint-Denis. Elu dans les Pyrénées et proche du Premier ministre, le député MoDem avait fait plusieurs propositions en faveur d'une hausse de la fiscalité sur le capital à rebours du Macronisme. «Politiquement, ce gouvernement est une gifle pour les électeurs de gauche », juge Eric Coquerel. Outre le Parlement, Amélie de Montchalin va devoir affronter les avis des agences de notation et de la Commission européenne. A peine nommé, le Premier ministre Bayrou a dû subir la dégradation de la note de la France par Moody's.
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