Amélie de Montchalin : « Nous voulons doubler l'épargne des Français injectée dans les PME »

La jeune cheffe de file des députés LREM à la commission des finances de l'Assemblée, Amélie de Montchalin, veut accélérer la transformation des entreprises en injectant 10 milliards d'euros issus de l'épargne des Français. Cette économiste de formation souhaite aussi inciter les PME à ouvrir leur capital. Une ambition qui risque de provoquer des débats chez les dirigeants d'entreprise.
Amélie de Montchalin, 32 ans, élue en juin dernier députée La République En Marche de la 6ème circonscription de l'Essonne.
Amélie de Montchalin, 32 ans, élue en juin dernier députée La République En Marche de la 6ème circonscription de l'Essonne. (Crédits : DR)

LA TRIBUNE - Quel bilan tirez-vous du Grand rendez-vous de l'investissement productif que vous avez organisé en janvier à l'Assemblée ? Et quelles suites voulez-vous lui donner ?

AMÉLIE DE MONTCHALIN - Cet événement a donné lieu à une prise de conscience collective que l'investissement est un véritable objectif et qu'il était nécessaire de se mobiliser tous ensemble pour que les PME trouvent les moyens de leurs ambitions. On ne manque pas de financement bancaire en France, mais on manque de financements pour exporter, grandir, numériser, se moderniser et pouvoir ensuite embaucher. La précédente majorité a œuvré en son temps pour contribuer à restaurer les marges avec le CICE. C'était un très bon point de départ, les entreprises respirent à nouveau, elles ont retrouvé de la capacité à emprunter. Mais si l'on veut passer un cap d'innovation et de croissance, et in fine d'emploi, il faut d'autres moyens de financement.

Le Grand rendez-vous a permis de prendre conscience que ces nouveaux moyens de financement pouvaient passer par la mobilisation d'une partie de l'épargne des Français, mais que les incitations fiscales ne sont pas le bon outil pour flécher cette épargne. Ce n'était pas gagné car tous les acteurs nous disaient qu'il n'y avait plus d'incitation avec le prélèvement forfaitaire unique (PFU) et la disparition de l'ISF-PME. Or, ce dispositif représentait moins d'un milliard d'euros investi dans les PME pour un coût budgétaire de plus de 500 millions d'euros, d'après les derniers chiffres de la Cour des comptes.

Les intermédiaires financiers que nous réunissons en ce moment s'interrogent sur les outils possibles à mettre en place, maintenant que la fiscalité est redevenue neutre. L'enveloppe de l'assurance-vie reste extrêmement attrayante : il s'agit de trouver comment, par les unités de compte, par des parts de fonds de capital-investissement que l'on pourrait mettre dans l'assurance-vie, nous pourrions arriver à flécher un peu plus d'épargne vers les PME.

Enfin, nous avons réussi à créer du lien dans la discussion, entre gestionnaires d'actifs ou de fonds, banquiers, assureurs, business angels, etc. Certes, ils ne font pas le même métier mais ils ont compris la nécessité de travailler ensemble sur des sujets concrets. On ne rêve pas de big bang, nous cherchons à doubler le montant de l'épargne des Français injectée dans les PME, en passant de 5 à 10 milliards d'euros par an, avec des outils à la main de ces acteurs.

C'est au privé de trouver des solutions ?

Nous, les députés, nous avons voté une réforme fiscale importante, nous avons réformé l'ISF, nous avons mis en place le PFU. Nous passons le relais au privé, à des acteurs commerciaux dont c'est le métier au quotidien de s'occuper de l'épargne des Français pour qu'elle se transforme en emplois, d'une manière suffisamment ferme et suivie pour que cela génère des idées. C'est le cas : les intermédiaires financiers reviennent tous nous voir avec des projets.

Une des pistes de réflexion chez certains acteurs privés porte sur l'utilisation de la participation aux bénéfices des fonds en euros, placement très sécurisé dont l'encours s'élève à 1.200 milliards d'euros et qui génère en moyenne 18 milliards d'euros de bénéfice chaque année avec les rendements actuels. En cumulé, cela permet de trouver des ressources importantes sur cinq ans. On pourrait investir une partie de ces bénéfices dans les PME, par exemple, sans mettre le capital investi au départ en risque. Si vous avez placé 100 euros et que vous avez désormais 101,5, on vous demande si vous êtes d'accord pour placer les 1,5 en plus dans des produits pouvant générer plus de rendement.

Si l'on y associe en complément les réserves des fonds de retraite des grands groupes, on peut retrouver du patriotisme, des flux français pour investir dans l'économie française et européenne. Il y avait jusqu'ici une chape fiscale qui empêchait de mobiliser ces flux.

C'est dans l'intérêt des acteurs privés de réallouer cette épargne vers plus de risque, sans contraindre quiconque à mettre son capital en risque. Cela répond totalement à notre objectif et les Français ne sont forcés à rien. À l'échelle de l'épargnant, c'est seulement 0,5 % de son épargne que l'on cherche à mobiliser. Le message n'est pas : Françaises, Français, sortez vos bas de laine et investissez dans les actions ! Il faut que les intermédiaires fassent leur boulot et que les Français soient bien conseillés.

Quelle sera la suite de ces discussions ?

Nous avons créé quatre groupes de travail, banques, assurances, gestion de fonds, intermédiaires et conseillers financiers, et nous nous reverrons en mars, en mai et en juillet. Les obstacles qu'ils pointent sont rarement fiscaux et insurmontables : ils sont plutôt de l'ordre du toilettage technique du code monétaire et financier ou du code des assurances, et ce n'est pas du ressort de la réglementation prudentielle européenne. Une partie de ce toilettage passera par la loi Pacte, dans les procédures de vente collective, les fonds de fonds, la liquidité croisée, ce que l'on peut mettre dans un FCP ou FCPI. Nous, les députés, nous allons travailler sur tous ces obstacles techniques, pour que les Français aient accès à de nouvelles solutions. Les intermédiaires financiers pourront réorienter leurs conseils sur de nouveaux supports.

Nous aurons aussi le projet de loi de finances (PLF), car il peut y avoir des dispositions fiscales donnant des incitations contradictoires : cela ne veut pas dire que nous allons recréer de la niche fiscale mais plutôt aligner les choses et rendre le tout plus rationnel. La grande révolution fiscale a déjà eu lieu, dans le PLF 2018. Une des idées est de rapprocher les régimes spéciaux de l'épargne retraite, les Perp, Perco, qui relèvent de l'article 83 et les contrats Madelin, par exemple. Cela ne va pas changer la face du monde financier, mais ça peut redonner une réelle lisibilité à l'épargne retraite et aux placements à long terme en faveur de nos PME et des emplois qu'elles peuvent créer.

Le terme de fonds de pension n'a pas été évoqué, est-ce tabou ?

Nous faisons tout cela pour l'emploi, qui se crée dans les PME. L'assurance-vie en France, c'est 1.200 milliards d'euros en fonds euro, plus 400 milliards en unités de compte et on pourrait ajouter 200 milliards d'épargne retraite. En termes de masse, c'est plus de 2.000 milliards. A-t-on besoin de fonds de pension ou d'épargne longue ? Je n'ai pas de tabou avec le mot. La question est de savoir pourquoi nous faudrait-il un outil qui ressemble à un fonds de pension en plus de ce que l'on a déjà ? Je n'ai pas l'impression que cela réponde à une demande. Pour préparer sa retraite en France, nous avons un système de mutualisation. Si c'est pour gérer des actifs variés, nous avons des outils comme l'assurance-vie. Il y a aussi les plans d'épargne retraite d'entreprise. La palette d'outils aujourd'hui est objectivement très diversifiée.

Vous aviez tenu des propos critiques sur les conseillers bancaires, trop centrés sur la défiscalisation, qui ont blessé certains dans la profession. Les assureurs n'ont-ils pas aussi leur part de responsabilité ?

Ce n'est pas le sujet. Jusqu'à notre réforme fiscale, il était rationnel pour un conseiller bancaire d'être très calé en fiscalité, pour un conseiller en gestion de patrimoine d'être avant tout un super fiscaliste. Ce n'est pas une attaque, il ne s'agit pas de dire que ce sont de mauvais conseils. Le monde a changé puisque la fiscalité est désormais au maximum de 30% avec le PFU. Si vous voulez désormais conseiller efficacement votre client, la discussion fiscale n'est plus le bon point d'entrée. Il ne faut pas faire de raccourcis. Il y a un besoin de formation important dans la profession d'intermédiaire financier pour personnaliser l'offre et prodiguer du vrai conseil sur l'investissement sous-jacent.

L'enjeu tient aussi à la façon de conseiller les patrons de PME : tout ne passe pas par une ligne de trésorerie et un prêt à trois ans. Pourquoi autant d'agences bancaires ferment-elles ? Parce que la valeur ajoutée lors du tête-à-tête avec le conseiller physique n'est pas forcément perçue par les clients, à côté des outils digitaux peu coûteux qui permettent de faire beaucoup de choses. Si l'on veut conserver dans toutes les communes de France le lien avec les PME, il faut former et que la valeur ajoutée justifie que l'on paie pour ce que cela coûte. C'est dans l'intérêt général.

Les PME ont trop souvent recours au financement bancaire. Comment les inciter à se diversifier et à ouvrir davantage leur capital ?

Aujourd'hui, quand un patron de TPE ou PME pense à un financement, il pense à son agence bancaire. Si son projet répond au cahier des charges du conseiller, il obtient son financement, sinon il ressort de l'agence sans solution. Plus aucun bureau de conseiller bancaire ne devrait être un cul-de-sac pour un patron de PME. Si son projet n'est pas éligible au financement bancaire, le conseiller a le devoir de réfléchir avec lui, s'il faudrait plutôt des obligations convertibles, de la dette de marché, peut-être un fonds ou un business angel, une autre banque spécialisée... Il faut que le conseiller connaisse ces solutions et puisse orienter le patron de PME vers les acteurs qui ont les bons outils. La Fédération bancaire française (FBF) a signé un accord avec la Banque européenne d'investissement (BEI) pour que toutes les banques françaises aient accès aux garanties de la BEI pour financer la recherche-développement et l'immatériel. Il faudra former les conseillers bancaires sur ces garanties.

Les experts-comptables aussi sont demandeurs pour être des apporteurs de confiance et d'affaires. Le problème du patron de PME, aujourd'hui, est souvent qu'il est seul au quotidien devant ses choix, ses salariés : l'expert-comptable est souvent son seul partenaire proche et de confiance. Il n'a souvent personne avec qui engager des discussions stratégiques pour grandir et se développer. Nous avons en France près de 140 000 PME de 30 salariés en moyenne, elles sont trop petites. La BPI a l'énorme mérite d'aller chercher un par un les patrons pour les soutenir.

Dans ma circonscription, un confiseur, qui a repris une entreprise au grand savoir-faire [Kubli, ndlr], et réussi à doubler son chiffre d'affaires et le nombre d'emplois, me disait qu'il aurait jeté l'éponge sans le soutien de la BPI.

Envisagez-vous des dispositions particulières en faveur des PME ?

Il y a une réflexion à avoir sur la place des administrateurs indépendants, sur le rôle des réseaux et notamment des Chambres de commerce et d'industrie, sur la place des partenaires sociaux. Tout cela sera dans la loi Pacte.

Vous avez souligné la nécessité de faire grandir nos PME, dont la petite taille est un handicap pour la croissance de la France. Un autre handicap est le niveau des dépenses publiques qui représentent 57% du PIB, un des plus hauts taux en Europe. Comment remédier à cette situation ?

Le budget 2018 a déjà donné lieu à des choix politiques inédits. Nous avons, par exemple, réduit les aides au logement, car c'était un système dévoyé où les outils de dépenses courantes étaient utilisés comme outils d'investissement, ou encore les contrats aidés, un dispositif qui coûte cher et s'avère inefficace en matière d'insertion. Des milliards d'euros ont ainsi été réalloués en faveur de l'éducation, de la recherche, de l'innovation, de la justice, de la police.

Cette remise à plat est un préalable ?

Oui, il faut clarifier ce qui relève de la maintenance et ce qui relève de l'investissement. En suivant cette logique, nous pouvons affirmer nos priorités. Cela ne me gêne pas d'augmenter le budget de l'Éducation, si le ministre qui en est responsable veille à ce que l'argent soit bien utilisé, ou encore d'élever le prix des cigarettes pour renforcer la prévention en matière de santé ou allouer plus de moyens financiers aux Ehpad.

Il s'agit de dépenser plus efficacement ?

Oui, et en faisant, je le répète, des choix politiques. Dans le débat sur la baisse des dépenses publiques, on oublie souvent que quelque 35% du PIB sont des transferts sociaux, les politiques publiques et le fonctionnement de l'État comptant pour environ 20%. Redistribuer une part de la richesse à une partie de la population est un choix politique !

Ces choix permettront de relancer la croissance ?

Ils la rendront moins dépendante de la dépense publique. Il est nécessaire que notre économie retrouve des ressources, par elle-même, pour investir et générer de l'emploi.

Avez-vous en tant que parlementaire les moyens de faire un tel travail de remise à plat ?

Nous y travaillons. La réforme en cours du Parlement devrait donner plus de temps et de moyens aux députés pour discuter les choix politiques et contrôler dans le détail les dépenses budgétaires et les résultats obtenus. Cette expertise permettra d'ajuster à la hausse ou à la baisse les futurs budgets. Grâce à cette efficacité accrue, et à la hausse du PIB, qui fait baisser mécaniquement le ratio, nous comptons réduire les dépenses publiques de 3 points, à 54% du PIB, ce qui représente tout de même 60 milliards d'euros !

Comment voyez-vous votre feuille de route en tant que coordinatrice pour la majorité de la commission des Finances ?

Mon objectif est qu'à la fin de mon mandat, le travail collectif mené avec les parlementaires, mais aussi d'autres organismes comme la Cour des comptes, France Stratégie..., permettra d'afficher une politique publique clairement lisible pour les Français en termes de choix et de dépenses. C'est à cette condition qu'ils retrouveront confiance dans l'impôt.

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« Il y a une obligation morale d'embaucher des chercheurs formés en France »

LA TRIBUNE - Vous êtes rapporteure spéciale de la mission recherche. Pensez-vous que la France sera capable d'atteindre l'objectif de dépenses fixé à 3 % du PIB en matière de R & D pour 2020 (actuellement à 2,2 %) ?

AMÉLIE DE MONTCHALIN - En ce qui concerne l'objectif des 3 %, je pense qu'il va être difficile à atteindre. Mais il y a plusieurs outils disponibles. Le crédit d'impôt recherche représente environ 6 milliards d'euros. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a assuré que le gouvernement n'allait pas toucher à l'assiette et au taux en 2018. La loi Pacte comportera un grand volet sur les outils pour l'aide à l'innovation. Le secrétaire d'État chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, réfléchit à simplifier les aides qu'on apporte aux startups. Bruno Le Maire travaille sur l'accès aux aides à l'innovation, notamment au crédit d'impôt innovation. L'autre levier, c'est le grand plan d'investissement. C'est un plan sur le long terme. Ce n'est pas juste du budgétaire. Le gouvernement s'est fixé des objectifs, avec des projets prioritaires. Enfin, il y a la question de l'attractivité de la France. Comment faire revenir des activités à forte valeur ajoutée et d'innovation dans notre pays ? Quand le président se rend à Versailles accompagné de tous ces patrons internationaux, son message est de les inciter à s'implanter en France, non pas juste pour vendre leurs produits, mais aussi pour produire, faire de la recherche, ou pour bénéficier de nos diplômés, de nos compétences. La formation professionnelle, c'est essentiel si on veut avoir un pays qui génère de l'innovation. Pour progresser, il faut des grands chercheurs et des grands penseurs mais il faut aussi des techniciens. Ce sont des Français que l'on doit former en ce sens.

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Propos recueillis par Delphine Cuny, Grégoire Normand et Robert Jules

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Commentaires 55
à écrit le 27/03/2018 à 10:16
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en injectant 10 milliards d'euros soustraits (issus) à l'épargne des Français sous contrôle de Bercy (qui va prélever sa dîme) et des organismes distributeurs (idem) résultat : sur les 10 milliards d'€uros détournés, les PME, JUGÉES dignes, ne recev...

à écrit le 26/03/2018 à 19:26
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tout ce charabia pourquoi ? les PME qui ont de bons dossiers d'investissement trouvent facilement des capitaux ; le problème concerne surtout les entreprises peu fiables et celles qui croient au Père Noël - je veux parler de la grande majorité des" ...

à écrit le 26/03/2018 à 9:27
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amusant de vouloir developper l investissement dans les PME d un cote et continuer a subventionner l achat de parpaing (pinel) de l autre. Le francais est deja conservateur. Le francais investisseur est en general agé (c est la seul classe d age qui...

le 27/03/2018 à 15:01
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Le PEA/PME/PMI est une catastrophe,un non-sens pour l'investisseur,mais une vraie machine à sous pour le spéculateur, Et cette Madame qui incite à jouer!! Nous sommes dirigés par des irresponsables,une fois encore;

le 03/04/2018 à 17:56
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Avec un tel programme, vous devriez vous lancer dans la politique!

à écrit le 25/03/2018 à 20:00
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Prudence: Femme à lunettes, femme à ..... ! Désolé de la décevoir, mais vu ce qu'il me reste d'épargne" au fond de mes bourses, on ne va pas aller bien loin, dans le sens du redressement de l'économie du pays !

le 10/04/2018 à 2:22
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vous etes flatteur et votre humour est à votre honneur

à écrit le 25/03/2018 à 18:09
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Réorienter l'épargne des Français vers les PME, en privilégiant le capital sur la dette est une telle évidence que on se demande pourquoi les gouvernements successifs en ont fait si peu pour inciterce ce mouvement. On ne peut que souhaiter que cett...

à écrit le 25/03/2018 à 13:37
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Injecter de l'argent dans les PME c'est intéressant, ça change de cette vision où il n'y en a que pour les grosses entreprises. Les PME constituent l'essentiel de l'économie et ont souvent un potentiel de développement dont le seul facteur limitant e...

à écrit le 25/03/2018 à 12:47
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Je ne vois pas bcp d'actions, et c'est un euphémisme, dans le patrimoine de nos élus . L'élite ne doit-elle pas montrer l'exemple ...

à écrit le 25/03/2018 à 12:00
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Un nom, une image et un cursus à ne pas avoir été trop souvent confronté à la vraie vie. Sur le fond, elle n'a pas tort, mais les Français se sont déjà fait avoir plusieurs fois avec des introductions en bourse très moyennes comme dans le cas d'Eurot...

à écrit le 25/03/2018 à 10:22
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Aucune confiance en ces gens là !!donc pour moi par un 1 ct dans leur combine !!

à écrit le 24/03/2018 à 22:03
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Aucune confiance dans tous ces gens, qui au-delà d'une fiscalité spoliatrice, cherchent par tous les moyens à aspirer le peu d'épargne que certains arrivent à grand peine à constituer

à écrit le 24/03/2018 à 16:46
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Madame Amélie de Montchalin est bien gentille mais, moi, en tant qu'investisseur, je préfère acheter des fcp ou titres vifs titres "sérieux" (il y en a beaucoup) et non pas des fcp de PME aux destins incertains. Cordialement

à écrit le 24/03/2018 à 14:56
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Vraiment une thèse à côté de la plaque. Le seul moteur valable est la Confiance de l'épargnant. Elle a été "détruite" par les banques et assurances et autres intermédiaires. L'on ne vend plus aux gens que des produits obscurs et artificiels, invoqua...

à écrit le 24/03/2018 à 14:09
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Elle est mimie cette petite Amélie et même si elle ne propose rien d'innovant, elle va dans le bon sens. C'est déjà bien et assez rare pour des politiques, il faut donc saluer la tendance. Mais elle semble tout ignorer de l'état des ratios de solvab...

le 26/03/2018 à 9:06
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Les banques sont obligées d'avoir un ratio a 8% sans compter désormais les coussins de fond propre donc de dire que les banques françaises ont que 2% est une vraie connerie

à écrit le 24/03/2018 à 12:40
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Vu le marasme, je doute que son appel soit entendu. Economiste avez-vous dit?

à écrit le 24/03/2018 à 12:38
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Elle vient d'une autre planète où pire elle est dans sa bulle LREM. Mais, elle ne sait donc pas que les classes moyennes n'épargnent plus, qu'elles puisent dans leur épargne pour payer les impôts et les taxes. Elle fait partie de la classe aisée, voi...

à écrit le 24/03/2018 à 11:52
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Encore une conseillère!! qui n’a toujours pas compris que passer par des intermédiaires financiers banques et autres n’est pas le bon plan ni pour les PME et encore moins pour le futur actionnaire. Les intermédiaires financiers sont plus enclins à fa...

à écrit le 24/03/2018 à 10:45
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Ce qui est curieux, c’est que cette majorité et ses chefs passent complètement sous silence la chape de plomb fiscale, réglementaire et de complexité qui étouffe notre Économie comparativement aux Économies voisines. Tant que l’on n’aura pas commencé...

à écrit le 24/03/2018 à 9:32
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Les choix stratégiques français : financement social extrême, immigration massive et gratuite pour les bénéficiaires universités gratuite, vocation internationnaliste avec armée et interventions qui en découlent... (le lecteur peut compléter la long...

le 24/03/2018 à 11:11
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Impôts massifs égal suicide dans un contexte hyperconcurrentiel vis à vis de l'extérieur. Mais il est certain que les problématiques liées à la dette publique et au respect des engagements européens de la France dans ce de domaine constituent un cadr...

à écrit le 24/03/2018 à 8:13
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..... déclaration qui sent la taxe supplémentaire !

à écrit le 24/03/2018 à 6:36
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Aprés Hollande, notre Président Macron à fait en plus grand pour ne pas dire "gigantesque " csg, impôts etc Aujourd'hui on veut orienter l'épargne des francais dans des produits financiers à risques aprés avoir touché à l'assurance vie! On voit actu...

le 24/03/2018 à 8:15
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les français ne sont pas dupes ??? Ils l'ont bien été lors des présidentielles ! Ne pas transformer les aliborons hexagonaux en singes malins .........

à écrit le 23/03/2018 à 22:19
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L’objectif principal d’une politique économique, pour la France, devrait être de maintenir, année après année, un solde positif de créations d’emplois dans tous les secteurs exposés à la concurrence, en particulier dans l’industrie manufacturière et ...

à écrit le 23/03/2018 à 21:17
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Le financement de l'économie par l'épargne était autrefois très simple: c'était le placement dans des banques qui finançaient les pme et leur servaient de conseil ou le placement direct sur les marchés qui finançaient les entreprises cotées. Mais l'é...

à écrit le 23/03/2018 à 18:39
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Il serait pas mal que les ministres et députés nous montrent l'exemple. Quand on regarde leur déclaration de patrimoine, on voit que très peu ont des cations et uniquement des grosses entreprises et pas des PME

à écrit le 23/03/2018 à 18:33
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Avec macron il est hors de question que je mette un centime dans les entreprises. si le gouvernement s'amuse à toucher à mon épargne je peux garantir que je la mettrai hors de portée de ces voraces.

à écrit le 23/03/2018 à 16:38
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Inciter les petits épargnants à placer leur épargne dans les PME, sans aucune garantie de versement de dividendes et avec le risque de tout perdre, elle a fumé la moquette, "l'économiste" !

le 23/03/2018 à 22:00
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et elle elle place où ses sous? encore faut-il pouvoir dégager une épargne aujourdhui avec un salaire à 1500-2000e on vit correctement mais on place rien...

le 23/03/2018 à 23:24
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Visiblement, vous n'avez pas lu l'article... Elle indique bien qu'elle veut un placement sans risque sur le capital. Relisez !

à écrit le 23/03/2018 à 15:42
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L’idée de cette députée est une «  bonne idée » mais pour d’autres paramètres «  économiques « (elle n’a pas une vision globale et saine de la situation réelle) Toucher le «  pouvoir d’achat » des salariés ACTUELLEMENT est très «  grosse erreur socia...

à écrit le 23/03/2018 à 15:31
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Vendez des morceaux de votre entreprise à des gens qui n'ont d'autres objectif que de gagner plus sans rien faire. La technique du rentier.

à écrit le 23/03/2018 à 15:12
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Elle n'a qu'à demander aux épargnants LREM , ils doivent avoir du pognon nos CSP+.

à écrit le 23/03/2018 à 14:39
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Mais qu'est ce qui faut pas lire encore... En gros vous voulez financer l'économie par l'épargne ? Oh wait... C'est pas le boulot des banques ça ? Attendez on me souffle à l'oreille que.. QUOI ?? Les banques, en dépit des 80 milliards qui sont d...

à écrit le 23/03/2018 à 14:38
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Présentées comme un placement ? Les assurances vies en unité de compte, d'un rapport annuel de 1.5%, mais avec frais d'entrée et frais de gestion, s'apparentent davantage à une peau de chagrin qu'une poule aux oeufs d'or.

le 23/03/2018 à 22:03
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une escroquerie, quand on sait que les compagnies qui distribuent ces placements ont mis de côté "une participation aux bénéfices" censée etre redistribuée aux inépargnants mais dont ils ne verront jamais la couleur ( article plus loin dans ce quotid...

le 24/03/2018 à 8:16
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.... tout comme l'écureuil !

à écrit le 23/03/2018 à 14:35
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Le problème c'est la délocalisation des entreprises dut justement a leur financement irresponsable qui recherche la rentabilité pour leur actionnaire!

à écrit le 23/03/2018 à 13:19
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petit cours d'economie a une economiste........... la france fait la chasse au grand capital capitaliste qui exploite les masses laborieuse sur son dos exploite, et ca marche! l'industrie est intensive en capital, donc elle va la ou on l'envoie ! de...

le 23/03/2018 à 13:42
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Avant de faire des petits cours d'économie, il faudrait déjà parler un français compréhensible et si les fonctionnaires sont payés 10% de plus, ils payent donc plus d'impôts que les salariés du privé.

le 23/03/2018 à 18:23
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La France n'a aucun problème d'épargne avec un taux d'épargne parmi les plus élevé au monde! Les encours d'épargne financière sont colossaux! Les entreprises n'ont globalement pas problème de financement et ne sont pas demandeuses de financement en...

le 23/03/2018 à 22:15
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le secteur public " gagne plus " que le secteur privé pour la simple raison que la proportion de cadres et l ' âge y sont plus élevés que que dans le reste de la population et colntrairement à ce que vous devez penser les salaires dans certaine b...

à écrit le 23/03/2018 à 12:45
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Question : Quand l’épargne des «  populations «  est comptabilisé pour «  les entreprises «  Ce n’est pas un système «  communiste »? Et quand ce sont «  les banques «  qui profitent de «  ces épargnes «  en les fructifiant, c’est du «  capitalisme ...

à écrit le 23/03/2018 à 12:33
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Chère Madame Encore faudrait il que les banques comme Lcl jouent les jeux avec les PME !!! Elles financent la croissance puis 3 mois après dénoncent toutes les facilités sans aucune justification vous voulez des exemples ? Demandez au patron d Inte...

à écrit le 23/03/2018 à 12:21
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ils créent un Livret B sur fond d'action gérer uniquement par la caisse des dépôts, surtout pas par les banques. C'est la caisse qui sera responsable des fonds engagés envers les PME et de la rémunération de l'argent des épargnants. il faut que l'arg...

à écrit le 23/03/2018 à 12:20
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L'unique problème vient que l'état ponctionne l'économie par le biais d'une fiscalité confiscatoire. 57 % du PIB prélevé sur la richesse nationale par l'état. 42 % des contribuables pour payer l'IR, une fiscalité sur l'épargne encore trop élevée et u...

à écrit le 23/03/2018 à 12:11
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Nous avons fait un cadeau fiscal de 3.5 milliards d'€ aux 1% les plus riches qui détiennent 90% des actions, et ces ingrats n'ont rien réinvesti dans les PME françaises .Ils ont tout mis dans les outils financiers internationaux. Faut dire qu'on les...

le 23/03/2018 à 12:46
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Ils sont tous pareil, aux USA, les impôts économisés grâce à Trump iront aux actionnaires, peut-être 6% seulement aux salaires. Pourquoi entreprendre ? Fabriquer de l'acier ou de l'alu ? La Chine en vend, pourquoi se décarcasser ? :-)

le 23/03/2018 à 14:18
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Exact , les inciter à vendre des actifs plus sécurisés et les orienter sur les marchés actions plus que jamais risqués. Menace de hausse des taux , Trump et son protectionnisme, le Coréen du nord qui fume la moquette etc... La baisse des prélèvement...

à écrit le 23/03/2018 à 11:59
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Intelligente capacité d'analyse excellente , mais elle veut faire avec le vieux monde. Ils vont l'engloutir.La solution pour aider en direct les créateurs et les petites entreprises, faire comme le CANADA Vous placer votre argent dans l'entreprise ...

le 23/03/2018 à 17:09
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Un système aussi simple et dans lequel tous ces brillants esprits ne peuvent pas s'autocongratuler , vous n'y pensez pas. NON , Amélie a des plans plus sophistiqués et beaucoup plus controlés par de brillants esprits qui lui ressemblent. C est toujou...

à écrit le 23/03/2018 à 11:09
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Oui bon on se doute bien que notre gouvernement de serviteurs des riches n'allait pas faire payer des impôts aux riches alors que c'est là qu'est concentré tout le problème. LEs paradis fiscaux de l'union européenne dans lesquels ils se planquent. ...

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