Dette de la France : l'avertissement de Moody's à François Bayrou
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L'agence Moody's a dégradé la note de la France dans la nuit de vendredi à samedi.
Reuters
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L'agence Moody's a dégradé la note de la France dans la nuit de vendredi à samedi.
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C'est un coup dur pour la France. Dans la nuit de vendredi à samedi, l'agence américaine Moody's a noirci la note de l'Hexagone d'un cran passant sa note Aa2, qui était assortie d'une « perspective négative » signalant une dégradation probable à plus ou moins brève échéance, à Aa3, avec « perspective stable ». Le tout reflète encore cependant une bonne, voire haute, qualité de crédit. Pour le nouveau Premier ministre François Bayrou, cette décision est une mise en garde sur le futur budget 2025.
À peine arrivé à Matignon, le chef du gouvernement va rapidement devoir présenter un projet de loi de finances 2025 (PLF 2025) en début d'année prochaine après l'échec retentissant du gouvernement Barnier. Dans un communiqué diffusé dans la nuit, le ministre démissionnaire Antoine Armand a déclaré « prendre acte » de cette sentence. «Moody's a annoncé le changement de la note de la France, en mettant en avant les récents développements parlementaires et l'incertitude actuelle qui en découle sur l'amélioration de nos finances publiques », a réagi le ministre.
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La décision de l'agence américaine tombée en pleine nuit a surpris dans les milieux économiques et financiers. Mais, « il ne faut pas craindre de panique financière. On n'est pas du tout dans une situation où il faut tout vendre. Moody's s'ajuste sur la perception des investisseurs », analyse pour La Tribune, Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management. « Il n'y aura pas de conséquences à court terme sur les marchés. Il ne faut pas s'attendre à des mouvements significatifs sur le spread [écart de taux entre la France et l'Allemagne] Moody's s'aligne simplement sur Standard and Poor's », abonde l'économiste Patrick Artus.