Chèque alimentation, limitation des prix de l'énergie..., Elisabeth Borne prépare un projet de loi pour soutenir le pouvoir d'achat
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Elisabeth Borne
SARAH MEYSSONNIER
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Nommé vendredi après une longue attente, le gouvernement français devra rapidement s'atteler à une série de chantiers économiques esquissés par le président Emmanuel Macron, alors que l'économie française affronte de nouveaux vents contraires. La dégradation du pouvoir d'achat du en raison de la flambée de l'inflation est le sujet le plus urgent à traiter pour le nouvel exécutif.
Selon des projections récentes de l'Insee, l'indice des prix à la consommation pourrait flamber de plus de 5% sur un an dans les prochains mois, après avoir atteint 4,8% en avril - la plus forte progression depuis 1985. Malgré un "bouclier tarifaire" énergétique de plus de 26 milliards d'euros mis sur la table, la pression sur les prix, en particulier alimentaires, continue à s'accroître.
Invitée vendredi du journal de 20h00 de la chaîne TF1 après la présentation de la composition de son gouvernement, la Première ministre française, Elisabeth Borne, a déclaré que le premier projet de loi examiné par le Parlement issu des élections législatives du mois de juin serait consacré au soutien au pouvoir d'achat des Français dans un contexte de forte inflation.
Un budget rectificatif devrait en effet être présenté peu après les législatives (12 et 19 juin). Elisabeth Borne a précisé que la création d'un chèque alimentation et la limitation des prix de l'énergie feraient partie des mesures proposées dès le début de l'été. La revalorisation des retraites et des minima sociaux, augmentations générales pour les fonctionnaires, baisses des cotisations des indépendants ont notamment été annoncés.
Répondre aux attentes sur le pouvoir d'achat sera donc la première mission de Bruno Le Maire, renommé à la tête d'un ministère élargi de l'Economie et des Finances, qui englobe désormais aussi la Souveraineté industrielle et numérique.
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"La première des urgences est celle des salaires et du pouvoir d'achat", ont d'ailleurs insisté huit syndicats de la fonction publique dans une lettre ouverte adressée mardi au président et à Elisabeth Borne.
Vendredi matin, le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a estimé que le paquet de mesures en préparation par l'exécutif pour soutenir le pouvoir d'achat face à l'inflation après les élections législatives n'est pas assez ciblé.
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"C'est un peu le +quoi qu'il en coûte+ de croisière", a estimé Geoffroy Roux de Bézieux, qui a soutenu les aides à l'économie adoptées durant la crise sanitaire. Car "on ne peut pas se payer collectivement un +quoi qu'il en coûte+ permanent", a-t-il ajouté.
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