Les nuages noirs s'amoncellent au-dessus de l'économie française. Après une croissance atone au premier trimestre, l'inflation a continué de grimper à 4,8% au mois d'avril contre 4,5% au mois de mars selon les derniers chiffres encore provisoires de l'Insee. Les prix de l'énergie continuent de pousser l'indice général des prix vers le haut mais dans une moindre mesure qu'au cours du premier trimestre. "La principale contribution reste de loin celle de l'énergie mais elle diminue un peu. À l'inverse, les contributions de l'alimentation, des produits manufacturés et des services augmentent", a résumé le chef du département de la conjoncture Julien Pouget à l'Insee. L'éclatement la guerre en Ukraine à la fin du mois de février a ainsi provoqué une onde de choc sur l'économie européenne.
Face à cette envolée des prix, le gouvernement a multiplié les annonces (bouclier tarifaire sur le gaz et l'électricité, remise de 18 centimes d'euros à la pompe) ces derniers mois pour tenter de limiter les dégâts sur le portefeuille des Français. Il faut d'abord rappeler que l'inflation a été relativement limitée en France au regard des autres pays européens. Les derniers chiffres d'Eurostat dévoilés il y a quelques jours montrent des écarts particulièrement saisissants au sein du Vieux continent.