Comment l’Orléanais se porte au chevet de ses étudiants
Guillaume Fischer, à Tours
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La fermeture de Cap Saran, en raison de la crise sanitaire, a tari la manne des emplois étudiants
Reuters
Guillaume Fischer, à Tours
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La fermeture de Cap Saran, en raison de la crise sanitaire, a tari la manne des emplois étudiants
Reuters
En quelques jours seulement, plus de 100 demandes ont été effectuées par des étudiants domiciliés à Saran, qui en compte 600 au total, pour pouvoir bénéficier de l'aide financière votée le 29 janvier au conseil municipal. Sans conditions de ressources, elle se monte à 100 euros par personne, bonifiés de 50 euros supplémentaires pour les boursiers. « La fermeture des restaurants, des cinémas, et des galeries commerciales comme Cap Saran depuis le 30 janvier, a largement asséché le gisement de jobs d'appoint, constate Sébastien Prévot, directeur de cabinet de la maire PCF de Saran, Maryvonne Hautin. Pour les étudiants les plus précaires, cette somme constitue une bouée de sauvetage indispensable ».
La première, la mairie PS de Saint-Jean-de-la-Ruelle a donné le « la ». La ville de Christophe Chaillou, président PS de la métropole orléanaise, a voté le 18 décembre 2020 une délibération instituant aussi une aide de 100 euros par étudiant demandeur de la commune sans condition de ressource. « 200 en ont déjà bénéficié sur les 450 que compte Saint Jean, cela représente environ 50% de cette population, preuve de son désarroi, assure Victorien Lizé, directeur de cabinet de maire. Au final, la commune dégagera un budget exceptionnel de 60.000 euros ».
« Ce malaise financier grandissant des étudiants déjà précaires est une réalité, abonde Lucile Mollet, présidente d'Osem, notre dernière distribution alimentaire mensuelle, tenue le 30 janvier, a ainsi concerné pas moins de 400 jeunes ». L'association acronyme d'Orléans qui aide les étudiants du monde (Osem), créée en mars 2020 par des enseignants, chercheurs et personnels techniques de l'université d'Orléans, propose parallèlement des vêtements mais aussi des actions de parrainage ouverte au public vis-à-vis de ces jeunes. Outre le Covid 19, l'enseignante pointe aussi la vacance de présidence à la tête de l'université d'Orléans depuis mars 2020 comme phénomène aggravant. « Les services sociaux sont largement impactés par ce statu quo, déplore Lucile Mollet. Ainsi, la faculté n'a toujours pas de vice-président en charge de la vie universitaire ».
Guillaume Fischer, à Tours