Croissance : Bercy peut-il tenir son objectif de 1% en 2024 ?
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Le ministère des Finances.
Reuters
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L'horizon se dégage un peu pour l'économie française. Après une année 2023 au ralenti, les indicateurs passent au vert les uns après les autres. Au premier trimestre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) français a accéléré de 0,2% comme anticipé lors de la précédente estimation, selon les derniers chiffres de l'Insee dévoilés ce vendredi 31 mai. Cette estimation est néanmoins supérieure à celle de la note de conjoncture de l'Insee du mois de mars qui prévoyait seulement 0,1%. Sur le front de l'emploi, l'embellie est plus marquée avec une croissance des créations de postes de 0,3% (+75.100 postes) contre 0,1% (+20.000 postes) initialement prévu.
« La croissance au premier trimestre reste estimée à +0,2%, soit une progression modérée. L'acquis de croissance pour 2024 à l'issue du T1 est un peu revu à la hausse (+0,6% vs +0,5%), en raison d'une estimation du 4ème trimestre 2023 plus élevée (+0,3% vs +0,1%) », a déclaré Nicolas Carnot, directeur des études et synthèses économiques à l'Insee.
Pour rappel, le calcul de la comptabilité nationale est passé en base 2020 depuis ce vendredi 31 mai. Cette modification a pu entraîner des légères révisions sur le calcul du produit intérieur brut (PIB) et d'autres indicateurs conjoncturels de l'économie tricolore. Sous pression de l'agence Standard and Poor's, le gouvernement ne devrait pas manquer de vanter ces derniers chiffres de l'institut public.
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Le gouvernement a certes révisé à la baisse son chiffre de croissance pour 2024 de 1,4% à 1%. Peut-il pour autant tenir son pari avec un chiffre de 0,2% au premier trimestre ? Les avis sont loin d'être tranchés chez les économistes interrogés par La Tribune. Les chiffres de croissance du premier trimestre « sont loin d'être formidables même si c'est mieux qu'attendu. Il y a une amélioration de la croissance mais il faudra une accélération plus forte au second semestre que ce l'on attend dans notre scénario central pour atteindre 1% », déclare Philippe Ledent, économiste chez ING. « Il y a une stabilisation de l'économie mais l'industrie ne montre pas de forte accélération », complète-t-il.
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