Déconfinement : le port du masque et la distanciation dans les transports seront obligatoires
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HANNAH MCKAY
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"Le port du masque sera rendu obligatoire dans tous les transports, métros comme bus, et les opérateurs devront, au moins pour les trois semaines à venir, s'organiser pour permettre, même dans le métro, de respecter les gestes barrières", a-t-il indiqué à l'Assemblée nationale.
Les pouvoirs publics vont en contrepartie s'employer à faire "remonter au maximum l'offre de transports urbains" à partir du 11 mai. Edouard Philippe veut aussi "faire baisser la demande", en favorisant le télétravail, en étalant les horaires, et "en demandant aux Français de considérer que les transports aux heures de pointe doivent être réservés à ceux qui travaillent".
Des concertations doivent s'engager très rapidement au niveau local entre les autorités organisatrices, les usagers et les opérateurs de transport pour régler les détails techniques, a indiqué M. Philippe. "S'il faut organiser les flux, réserver les transports à certaines heures à certaines populations, nous accompagnerons les autorités organisatrices de transport", a-t-il précisé.
La capacité sera de même réduite de moitié dans les transports scolaires, avec obligation du port du masque pour les chauffeurs "et les écoliers, à partir du collège". Le port du masque sera également obligatoire dans les taxis et les VTC qui ne disposent pas de protection en plexiglas. Enfin, les déplacements interdépartementaux ou interrégionaux seront toujours réduits après le 11 mai "aux seuls motifs professionnels ou familiaux impérieux, pour des raisons évidentes de limitation de la circulation du virus", a annoncé le Premier ministre.
"Il sera à nouveau possible de circuler librement, sans attestation, sauf (...) pour les déplacements à plus de 100 km du domicile, qui ne seront possibles que pour un motif impérieux, familial ou professionnel", a-t-il précisé plus tard dans son discours. "Nous allons continuer à réduire l'offre, à exiger une réservation obligatoire dans tous les trains - TGV ou non -, à décourager les déplacements entre départements", a relevé Edouard Philippe. "Le jeudi de l'Ascension sera bien férié, mais je dis clairement aux Français que ce n'est pas le moment de quitter son département pour partir en week-end", a-t-il prévenu.
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